Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Charlie Hebdo : Jeannette Bougrab, compagne de Charb, crée l'émotion

Jeannette Bougrab, la compagne de Charb s'exprime sur BFMTV.
Jeannette Bougrab, la compagne de Charb s'exprime sur BFMTV .

C'est sur BFMTV et TF1 que Jeannette Bougrab, compagne de Stéphane Charbonnier (alias Charb), assassiné dans l'attentat mené contre Charlie Hebdo, s'est exprimée pour la première fois. Femme meurtrie, mais loin de baisser l'échine, elle s'est confiée sans mâcher ses mots, sur ses premiers sentiments. 

L'émotion est vive en France, depuis la tragédie survenue, le 7 janvier 2015, au siège parisien de Charlie Hebdo faisant douze morts. Après les manifestations de recueillement qui se sont vite organisées à Paris et ailleurs, les messages d'hommage qui affluent et les réseaux sociaux qui crient "Je Suis Charlie", c'est maintenant la compagne de Charb, Jeannette Bougrab qui a décidé de parler. Ce sont les larmes dans la voix, mais la tête haute et avec des mots tranchants qu'elle a évoqué l'acte ignoble perpétré ce mercredi.

"On essayait de vivre normalement mais c'était très compliqué"

L'émotion est intense sur le plateau de BFMTV quand Jeannette Bougrab prend la parole. Plus que sa voix tremblante, ce sont les mots impitoyables et remplis de colère qui frappent. "Mon compagnon est mort, assassiné, parce qu'il dessinait dans un journal", déclare-t-elle. Son compagnon, Stéphane Charbonnier, qui a donné sa vie pour Charlie Hebdo. La révolte au bout des lèvres, elle continue : "Alors, je veux qu'on m'explique ce qu'il se passe en France". Femme meurtrie, elle dévoile un peu l'état d'esprit dans lequel vivait Charb, bien conscient du danger qui pesait sur lui après de nombreuses menaces reçues de la part d'extrémistes et ayant essuyé une tentative d'attentat en 2011. "Il se sentait menacé. On essayait de vivre normalement mais c'était très compliqué", confie-t-elle, "Il n'a jamais eu d'enfants car quelque part il savait qu'il allait mourir. Il vivait avec la peur, mais on s'accordait des moments de joie et de liberté".

Elle raconte aussi cette matinée du 7 janvier 2015. Celle de l'horreur. "J'ai reçu un dernier sms à 10h avant la conférence de rédaction de Charlie Hebdo. J'étais au Conseil d'Etat. J'envoie un 2e, un 3e sms. Pas de réponse", se souvient-elle, "Il ne répondait pas et ça ne lui était jamais arrivé. Je suis arrivée sur place, il y avait déjà des cordons policiers, c'est là que j'ai appris. On ne voulait pas me dire".

"Charb mérite le Panthéon"

Le temps est à l'indignation aussi pour Jeannette Bougrab qui n'épargne personne. Pour elle, Charb "est mort parce qu'il défendait la laïcité, le fruit d'un idéal. Il est mort debout. Il a été exécuté avec ses camarades, comme il me dirait. On peut être fier de lui, il mérite le Panthéon", déclare-t-elle, "Ils se sont battus pour des principes et des libertés qu'on a oubliés de défendre. Ce sont des résistants. Ils sont morts pour la liberté d'expression, pour la laïcité, pour qu'on puisse demeurer libre dans notre pays (...) Ils ont été accusés de tous les maux sur les réseaux sociaux. Jamais personne ne les a vraiment défendus".

Quant aux assaillants extrémistes qui ont exécuté l'attentat au siège de Charlie Hebdo, elle peut difficilement les évoquer. "Je ne veux pas d'explications sur les parcours de ces individus-là. Je veux que la République soit capable de les mettre en détention", a-t-elle expliqué, "J'ai perdu mon amour, un être aimé, une partie de moi. Alors savoir que ce sont des pauvres gamins en perte de repère, je m'en moque totalement."

En ce qui concerne la mobilisation qui a pris lieu partout en France, cela ne la soulage pas. "Dire 'Je suis Charlie', ce n'est pas une victoire, parce qu'il est mort. C'est une défaite, c'est une tragédie pour notre pays. Je refuse de me réjouir parce que des gens sont dans la rue, parce qu'au final on m'a arraché un être cher", a conclu Jeannette Bougrad dont la détresse est palpable. Pour autant, les appels à manifester ce week-end à travers toute la France continuent à se multiplier.

Toute l'équipe de Puretrend tient à exprimer ses condoléances aux familles et proches des douze victimes de l'attentat du 7 janvier 2015.

À ne pas rater