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Cécile Duflot : portrait d'une frondeuse

Si elle navigue depuis longtemps dans la politique, Cécile Duflot n'a pas adopté la langue de bois. L'ancienne ministre du logement en fait la démonstration avec un livre à charge à l'encontre du gouvernement. De quoi forger un peu plus sa réputation de rebelle de la gauche.

"Peu élégant", "un manque de considération envers la fonction de ministre qu'elle a exercée"... Au sein de la classe politique française, la publication du livre de Cécile Duflot a fait son petit effet. Avec "De l'intérieur, voyage au pays de la désillusion" (Fayard), l'ancienne ministre du logement et de l'égalité des territoires signe une charge en règle contre François Hollande et sa politique.

De quoi nourrir un peu plus la réputation d'éternelle frondeuse de l'ex-présidente du parti Europe Ecologie Les Verts (EELV). Une attitude rebelle qu'elle tient pour héritage.

Du militantisme à Europe Ecologie

Fille d'un cheminot et d'une professeur de physique-chimie, tous deux syndicalistes, Cécile Duflot a très tôt développé une conscience militante. Etudiante en géographie, elle était déjà membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC). Œuvrer pour les autres et soutenir les politiques sociales, voilà le terreau de son engagement politique.

Et c'est par le biais de l'écologie que la jeune femme est parvenue au pouvoir. En 2001, elle rejoint Les Verts, alors considéré comme un simple trublion de la vie politique française. Dans l'ombre, elle grimpe les échelons, devenant en 2006 secrétaire nationale du parti, à tout juste 31 ans. Puis, c'est la vague verte menée par Daniel Cohn-Bendit, qui lui permet de se faire un nom.

Présente dans les médias, invitée à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, Cécile Duflot devient un nouveau visage de la gauche, attachée au développement durable.

La rebelle du gouvernement

Nommée ministre du logement et de l'égalité des territoires en mai 2012, elle bataille pour plus de logements sociaux et pour le contrôle des loyers. Mais c'est surtout pour ses looks et ses sorties contre le gouvernement qu'elle se fait remarquer.

Considérant Manuel Valls comme "un danger pour le pacte républicain" lors de la polémique sur l'intégration des Roms, elle n'hésite pas à critiquer ouvertement François Hollande. Une attitude belliqueuse qui fait grincer des dents. Au sein même de son parti, les Scuds ne manquent pas. Noël Mamère, qui affirme avoir quitté EELV à cause d'elle, considère "qu'elle et ses amis dirigent le parti à la manière d'un clan". Nicolas Hulot et Daniel Cohn-Bendit aussi lui ont tourné le dos.

En avril dernier, l'arrivée de Manuel Valls au poste de Premier Ministre ne lui a, selon elle, pas laissé le choix : elle a démissionné. Et aujourd'hui, c'est par écrit qu'elle dénonce la désillusion de la politique de François Hollande et qu'elle confesse ses échecs.

"J'ai essayé de l'aider à tenir ses promesses, de l'inciter à changer la vie des gens, de le pousser à mener une vraie politique de gauche. Et j'ai échoué. Alors je suis partie." Preuve de courage ou aveu d'abandon ? Une chose est sûre, à la façon d'une NKM traitant Copé de "m****", Cécile Duflot ne mâche pas ses mots.

Certains soufflent déjà que Cécile Duflot attaque le gouvernement pour mieux préparer 2017 et les élections présidentielles. Une stratégie payante ?

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