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Cécile de France : son baiser avec Izïa Higelin censuré

Depuis le 19 août, l'actrice Cécile de France est au casting du film "La Belle Saison" dans lequel elle donne la réplique à Izïa Higelin. Jusque-là rien de bien fou, sauf du côté de Camaret-sur-Aigues où l'affiche s'est retrouvée victime de la censure du maire en fonction, Philippe de Beauregard. 

C'est le Dauphiné Libéré qui a révélé l'affaire ce week-end. Ce 17 septembre 2015, les habitants de la petite ville de Camaret-sur-Aigues étaient enfin invités à découvrir le film "La Belle Saison" qui raconte la relation entre Delphine (Izïa Higelin) une fille de la campagne, et Carole (Cécile de France) une féministe de Paris. Pourtant, d'après leur information, l'affiche du long métrage, sur laquelle on voit les deux actrices, visiblement topless, s'enlaçant, avait totalement disparue à la fois de la mairie et sur le site de la ville.

"Ils auraient pu choisir un autre film"

Selon Christophe Ricard, le directeur de l'association Cinéval, Philippe de Beauregard, maire FN de la commune, "a juste expliqué ne pas vouloir afficher ce film sur les moyens de communication qui sont les siens." Désireux de faire valoir sa "liberté d'expression et son droit à la critique", le maire ajoute dans les colonnes du Dauphiné Libéré : "J'ai vu ce film et il comprend de nombreuses scènes de nature à perturber un jeune public et il n'y a aucun avertissement et aucune restriction d'âge indiqués. En tant que citoyen, je mets en garde les parents" avant d'assurer qu'il aurait eu la même réaction avec "une relation hétérosexuelle." "Le partenariat avec l'association est maintenu. Ils auraient pu choisir un autre film" conclut-il. Des mots durs auxquels a bien entendu répondu la réalisatrice, Catherine Corsini.

Catherine Corsini dénonce "un acte autoritaire, intolérable"

C'est par une lettre ouverte que la réalisatrice a décidé de mettre les points sur les i avec monsieur le Maire. "A vous en croire, Monsieur Philippe de Beauregard, on devrait rhabiller les statues de nues, mettre un voile sur les peintures de Courbet, Manet, Renoir et de tous les peintres qui ont su croquer la nudité avec réalisme. Nous devrions aussi interdire les musées à la jeunesse, fermer les salles qui montrent des corps de femmes entre elles, nus, alanguis, accouplés dans des poses suggestives. Pourtant, la nudité dans l'art est apparue dès les premiers dessins de l'époque préhistorique. La nudité féminine était là, bien avant l'apparition de la religion chrétienne, symbole de fertilité, d'érotisme, et symbole de la famille [...] Ce procès d'intention pourrait faire sourire, tant ni le film en salles depuis des semaines, ni l'affiche placardée dans toute la France n'ont suscité de polémique. Mais vous n'en êtes pas resté aux mots et vous avez fait retirer l'affiche de votre mairie et de votre site internet, ce qui constitue un acte autoritaire, intolérable. On se demande qui est le pervers dans l'accusation que vous portez au film [...]", écrit-elle dans cette lettre disponible dans son intégralité sur le site de la Société des réalisateurs de films.

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