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Black Sea : Jude Law, corsaire moderne dans un rôle à contre-emploi

Dans "Black Sea", un film de pirates modernes, on retrouve un Jude Law transformé. Fini le gentil papa romantique de "The Holiday", place à Robinson, un dur, un vétéran des sous-marins, parti à la recherche d'un U-Boat allemand rempli d'or.

On peut dire que c'est totalement inattendu. En effet, ce n'est pas forcément Jude Law que l'on s'attendait à trouver dans le rôle du vieux loup de mer désabusé, prêt à tout pour récupérer un trésor caché dans l'épave d'un U-Boat allemand coulé durant la Seconde Guerre mondiale. La preuve que l'acteur n'était pas une évidence pour le rôle, lui le gendre idéal ou le séducteur de ces dames, c'est que le réalisateur Kevin Macdonald ("Le dernier roi d'Ecosse", "L'aigle de la neuvième légion") n'a pas été convaincu dès le départ. Au début, il a rencontré Jude Law par hasard et par dépit avant de se rendre compte que le comédien correspondait parfaitement au rôle. Ce dernier a d'ailleurs fait les efforts nécessaires pour ressembler à son personnage, travaillant son accent écossais sans relâche et faisant du muscle pour interpréter avec aisance cet homme dur, capitaine de sous-marin désabusé qui part à la quête d'un trésor englouti.

Les ingrédients du drame

Pour cela, Robinson compose un équipage (on aurait d'ailleurs pu parler de pirates ou de flibustiers si le décor avait été planté dans une autre époque). Beaucoup ont soif de revanche puisqu'ils ont été licenciés par la société qui recherche "officiellement" l'or et sont Britanniques pour la plupart, spécialistes chacun dans leur domaine mais totalement instables socialement et psychologiquement. On sent déjà les problèmes poindre. Impression renforcée quand, pour les besoins de la mission au large des côtes de Géorgie et à proximité de la marine russe, ils doivent composer avec des marins russes. Cette équipe de laissés pour compte, de repris de justice, d'anciens est ravi de se remettre à l'ouvrage et l'appât du gain accentue leur motivation. Pourtant, on se dit que tout ce beau monde enfermé dans un sous-marin, ça ressemble bien à un cocktail Molotov en puissance...

Car pour tous, il s'agit de vengeance, tout au moins de revanche, sur la vie et sur leurs anciens employeurs. Pour tous, il s'agit de rêver à une vie meilleure agrémentée de quelques millions de dollars supplémentaires. Tous ces ingrédients se mettent en place un à un pour former un huis-clos rendu d'autant plus oppressant que 90% du film se situe dans un sous-marin. Rien ne se passe évidemment comme prévu et entre les deux crews les tensions montent rapidement. La barrière de la langue, le ressentiment, la paranoïa rendent chaque décision susceptible de mettre le feu aux poudres. Il faut toute l'autorité et le charisme de Robinson pour maintenir un fragile équilibre. Mais l'instabilité de chacun est trop importante pour éviter la violence... Dès lors, coincé à des centaines de mètres de fond, il n'y a pas de réelle échappatoire. Et nous aussi, spectateurs, on manque d'air devant cette atmosphère anxiogène... Et on n'est vraiment pas certains qu'ils puissent tous remonter à la surface...

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