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Bisous de Cannes : voyage au centre du Festival (IV)

Bisous de Cannes. Voyage au centre du Festival.
Une chronique en marge (et dans les marges) de la Croisette.
 
 
Bisous de Cannes. Voyage au centre du Festival. Une chronique en marge (et dans les marges) de la Croisette.    
Un journaliste et reporter anonyme débarque sur la Croisette. Une plongée en région Paca, dans les à-côtés du tapis rouge. Attention à la marche. Une vision décalée, soit.

Après le choc de la co-production franco-américaine de stupre et d'argent, Femme de Ménage Irrésistible (© M), il est temps de passer à un problème sanitaire nettement plus important : la consommation d'alcool en terre cannoise.

À Cannes, passer une journée sans boire d'alcool équivaut, dans un continuum espace-temps plus proche de la réalité, à 8 mois de sevrage chez un Inuit au chômage. Autant dire qu'après 3 jours à l'eau, j'ai le foie de Lucien Ginzburg à la naissance : prédisposé mais encore vierge. Résister ici aux boissons distillées est un effort de taille magnum.

Pas un restaurateur qui n'essaye de vous caser un petit Bandol, "c'est du pays, goûtez-moi ça, vous n'en avez pas là-haut !", pour y tremper votre tartine du matin, lorsque, plus classique, vous déclinez l'offre en faveur d'un "allongé".

Bien vite, il est temps d'enchaîner sur l'apéro (je parle du premier, celui de 11h bien entendu). Et là, se pose un problème de calibrage de couleur lorsque vous commandez un soda marronnasse alors qu'autour de vous la chromie des verres tourne majoritairement sur le vert absinthe. L'harmonie des teintes a l'air d'être un souci majeur du bistrotier cannois. On peut le comprendre, dépareiller la sobriété élégante de ces terrasses, cela frise le vulgaire.

Arrive gentiment l'heure de déjeuner. Si vous trouvez une table à cette heure de Blitz sur assiettes carrées - en chinant bien, vous devez pouvoir en trouver équipé d'un modèle hexagonal - vous ne couperez pas au deuxième "c'est du pays, goûtez-moi ça, vous n'en avez pas là-haut !", de la journée. C'est vrai que la loi de prohibition sur le vin rosé est assez stricte en Ile-de-France.

Houlalala, mais c'est qu'il est 17h ! L'heure de se rendre sur une des 45 paillottes de la Croisette, bien entendu toutes sponsorisées par une marque d'alcool. On se dit qu'à cette heure, on va tout de même se laisser tenter par un petit remontant. On glisse alors au loufiat "une vodka-papaye, s'il vous plait ? " Lui, l'air scandalisé, pointe d'un doigt assassin le logo de 4 mètres sur 3 pixélisé derrière lui : "Fernet Branca" ! N'ayant pas envie de vomir suite à une absorption massive de digestif, on quitte penaud l'endroit.

Prévoyant, avant de regagner sa chambre d'hôtel pour aller se peigner en vue de la première soirée de la nuit et ses hectolitres de gin frelaté, on songe à se restaurer. Sur le trajet, le néon de la pizzeria Vesuvio semble offrir l'oasis idéale à cet effet. Parfait, se dit-on en commandant "une Margarita à emporter, s'il vous plait".

Jusqu'à que ce que le garçon revienne, un gobelet en plastique à la main : "Putain ! Vous avez fait un bon choix, c'est notre spécialité ce cocktail" !!!

 

Gustave Leroux

 

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