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Aurélie Cabrel : ''Je ne voulais pas décevoir ou salir ce nom'' (interview)

Trois ans après son premier album, Aurélie Cabrel est de retour dans les bacs avec "A la Même Chaîne". À l'occasion de la sortie de ce nouvel opus, la chanteuse se confie sur sa musique, sa collaboration avec son père, Francis Cabrel, mais aussi de la pression de porter un tel nom de famille.

Quelle est la différence entre ton premier album "Oserais-je" et ce nouvel opus ?

La différence, c'est une question de maturité. Un premier album c'est toujours un peu particulier parce qu'on se cherche musicalement parlant, on se cherche aussi humainement parce qu'on est jeune et qu'on ne sait par où partir. On ne connait pas bien non plus sa voix, du moins en ce qui me concerne je n'avais pas trop de connaissances vocales. Et il y aussi le vécu. Pour "À la Même Chaîne" j'arrive avec une expérience de la scène, une expérience des médias. Je sais ce que j'aime faire et donner aux gens. Je me suis aperçue qu'il y a des styles de chansons que j'aime moins interprêter que d'autres. La différence c'est la vie qu'il y a eue entre les deux.

Pourquoi avoir choisi "Bref S'aimer" comme premier single ?

Sony m'a proposé de le mettre en avant et ça me paraissait assez logique parce qu'effectivement c'est une chanson qui est hyper ouverte, qui parle de l'Amour. Elle peut être écoutée par tous types de personnes et toutes tranches d'âges. Ça donne un bon premier regard sur cet album et j'espère, l'envie de découvrir la suite.

Ce premier single est l'un des trois morceaux composés par ton père (Francis Cabrel). Travailler avec sa famille, c'est quelque chose de difficile ?

Ça a été un échange d'auteur à interprète. J'ai eu des propositions de textes d'une personne, qui s'avère effectivement être mon père, mais il s'agit surtout d'une personne qui m'offrait des textes, textes que j'ai choisis. Il y en avait 6 au départ j'en ai gardé 3 avec objectivité. Ça a été du coup un échange assez bref et part la suite on a travaillé les musiques avec mon réalisateur, habillé les textes. On a ensuite fait écouter à l'auteur qui a beaucoup aimé mais nous sommes toujours resté dans un échange assez professionnel.

À quel moment as-tu décidé de suivre la même voie que lui ?

C'est quelque chose qui m'a un peu toujours habité dans le sens où comme j'aime le dire j'étais le style d'enfant qu'on aime bien coucher tôt le soir parce que je fais des spectacles toute la journée, je me déguisais, je chantais, je parlais fort. (rires) J'ai toujours été sur la route avec mon père, c'est quelque chose qui me faisait rêver mais j'ai commencé ce métier de l'autre côté du rideau.J'ai managé des groupes de musique et j'ai commencé vraiment seulement à écrire et à penser à faire ce métier là en 2007. Je pense que j'ai aussi eu le déclic avec la rencontre de réalisateur Esthen.

Et si tu n'avais pas été chanteuse, qu'aurais-tu fait ?

Je pense que j'aurai tenu un lieu dans le sud façon hotel-restaurant où j'aurai mis à disposition un endroit chaleureux et agréable pour que les gens viennent se ressourcer. J'aime faire des albums c'est super agréable de créer mais ce que je préfère c'est la scène et justement pour faire quelque chose de cotonneux, j'aime quand les gens se sentent bien. La musique a toujours été un refuge ça m'a aidé de ce côté-là. J'aime faire rentrer les gens dans un univers où ils se sentent à l'aise et en sécurité.

Il y a une chanson que tu as particulièrement envie d'offrir aux gens sur scène ?

Sans aucune prétention j'aime vraiment toutes les chansons de cette album alors c'est dur de choisir parmi 12 enfants son préféré (rire) mais Il y a une chanson autobiographique et comme un cri de l'intérieur c'est "C'est pourtant pas le paradis."

Musicalement est-ce qu'il y a des styles que tu aimes mais que tu t'interdis ?

Je suis une vraie fanatique de jazz et c'est vrai que jai une voix qui pourrait s'y prêter mais le jazz en français ça n'a pas vraiment été fait à part des groupes comme Paris Combo mais il faut pouvoir le faire. Comme je ne suis pas bilingue, chanter en anglais se serait un peu catastrophique je pense (rires) mais ce serait un rêve de faire un opus. Même peut-être sous un autre nom.

As-tu déjà eu l'impression de devoir être à la hauteur de ton nom de famille ?

Tout le temps évidemment. Mais même au-delà du nom de famille que j'ai. Je pense que tout enfant a envie d'être à la hauteur de l'image qu'on ses parents de lui même si on n'est jamais l'image que les parents se font de nous (rires). Je ne voulais pas décevoir ou salir ce nom là qui pour plein de gens était un nom presque mystique. C'est d'autant plus flippant lorsqu'on parle de poésie parceque je sais très bien que je n'égalerai jamais la poésie de mon père. Je pense que quelqu'un comme lui, il y en a un tous les 50 ans. C'est un OVNI qui arrive, qui sait faire des trucs incroyables et fait partie des poètes des temps modernes. Je n'aurai jamais la prétention de dire que je fais partie de cette tranche-là.

Étant donné que c'est comme ça que l'on te définit souvent, est-ce qu'il y a une "fille de" dont tu admires la carrière ?

Pas en particulier. Des fils et filles de on en a plein, je suis admirative mais à titre artistique. Tout le monde fait un plat des filles et des fils de, mais pas du fils du boulanger qui va reprendre la boulangerie du quartier. Il faut arrêter le débat fils et fille de, on fait juste un métier. On a rêvé par les yeux de nos parents parcequ'on était petit et qu'on a toujours traîné côté backstage et on a choisi de faire le même truc. Ce n'est pas une affaire d'état. Je suis juste admirative des gens qui dans une société compliquée se lance dans une carrière.

Le plus beau compliment et la pire chose que l'on t'ait dite ?

La pire chose s'est produite un jour où je sortais de scène et on m'a dit: "tu devrais faire du cinéma". Je venais quand même de faire 1h30 de concert et c'est le pire truc qu'on puisse dire, "on n'en a rien à faire de ce que tu viens de faire, par contre tu devrais réfléchir à changer de carrière" ça fait un peu mal (rires). Le plus beau compliment ce fut en interview, on m'a dit "Si je te dis que ton album est intemporel est ce que tu le prends mal ?" et j'ai répondu que non parce que c'est le plus beau des compliments. Tout le monde rêve de faire des chansons intemporels.

Quelle est la chanson qui a marqué ton enfance ?

Mon adolescence plutôt je pense, "Si j'étais moi" de Zazie. Pour la simple est bonne raison par rapport aux fils et aux filles de, par rapport à cette différence que font les gens qu'on soit l'enfant de quelqu'un de connu ou qu'on ait pas le bon physique. On se pose tellement de question qu'on perd du temps pour vraiment devenir soi-même dans la vie et c'est une chanson qui du coup m'a vraiment touché.

Et sinon, côté mode, les défilés, les soirées branchées et les tendances ?

Je regarde, je suis amoureuse de l'art donc la mode en fait partie. Je m'intéresse, mais de là à venir dans les soirées people non pas vraiment. Je vis dans le Sud alors quand je viens à paris je préfère voir mes amis d'enfance qui sont ici plutôt que d'aller serrer les mains de gens connus et reconnus entre trois caméras et 10 appareils photos. Après je ne suis pas contre, ça ne me déplairait pas de le vivre quelques fois mais j'aime regarder les choses de loin.

Propos recueillis par Marie Bresson-Mignot

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