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Arletty: Marcel Carné, Sacha Guitry, Hans Jürgen Soehring, les hommes de sa vie

C'est ce soir, mercredi 4 mars 2015 que Laetitia Casta va faire son grand retour sur le petit écran après dix ans d'absence. Dans "Arletty, une passion coupable", elle campe le personnage du même nom, l'actrice du début du XXe siècle connu pour son côté anticonformiste, certains diront frivole, et surtout, ses amours.  

De "môme de Courbevoie" à actrice anticonformiste, Léonie Bathiat dite Arletty fait partie de ses femmes aux personnalités hors du commun, tant et si bien que même 23 ans après sa mort, elle fascine encore. Provocante, libre voire légère, adulée puis poussée à l'exil à la Libération, retour sur ce personnage haut en couleurs et une des liaisons les plus sulfureuses de France...

Jacques-George Levy

Banquier rencontré à l'aube de sa vie, Jacques-George Levy lui fait découvrir le théâtre mais lui ouvre également les portes de la haute société et de la Couture à elle, fille d'un ajusteur et d'une lingère que rien ne destine à devenir une "grande" de ce monde.

Paul Poiret

Séparée de son "mentor", Léonie devient Arlette et fait ses débuts de mannequins pour l'un des couturiers les plus audacieux de l'époque, Paul Poiret. Un premier pas dans le monde de la fashionsphère mais c'est un tout autre monde qui l'attend et une rencontre avec le peintre Paul Guillaume change la donne.

George Rip

De mannequin, Arlette devient comédienne et apparaît dans des revues chez Rip. Devenue Arletty, la jeune femme commence à se faire un prénom autant qu'une place sur scène du Théâtre des Capucines à celui des Variétés. Le cinéma, encore muet à l'époque, l'attend.

Jean-Pierre Dubois

En 1928, Arletty rencontre celui qui restera un pilier dans sa vie, Jean-Pierre Dubois. Deux ans après leur rencontre, la jeune femme dont la carrière est désormais bien lancée au théâtre se tourne vers autre chose, le cinéma. Elle décroche son premier rôle au cinéma avec Victor Boucher dans "La Douceur d'aimer", le premier rôle d'une carrière prolifique.

Sacha Guitry

En 1933, la "môme de Courbevoie" rencontre celui avec qui elle collaborera pendant de nombreuses années autant à la scène qu'à l'écran, Sacha Guitry. C'est d'ailleurs lui qui lui offre un de ses rôle marquant, en 1937 dans "Les perles de la couronne" mais c'est quelqu'un d'autre, un duo cette fois, qui lui permettra de devenir une des plus grandes actrices de son époque.

Carné/Prévert

C'est grâce à eux qu'Arletty rentre dans la légende. Sa réplique "Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?" dans "Hôtel du Nord" de Marcel Carné devient culte mais loin de ce cantonner à cette image "gouailleuse" très "titi parisien", elle brille aussi dans le drame comme dans le film "Le jour se lève" de Carné et dialogues de Prévert puis enchaîne avec "Les visiteurs d'un soir", ou encore "Les enfants du Paradis". Pourtant, elle n'assistera pas à la première puisqu'elle est arrêtée en octobre 1944 pour avoir fréquenté un officier allemand...

Hans Jurgen Soehring

Amie de Louis-Ferdinand Céline et un peu trop proche de l'occupant pendant la guerre, l'actrice fait la connaissance de l'officier Hans Jurgen Soehring de dix ans son cadet. Rebaptisé "Faune", l'homme est un des bras droit de Goering. Une liaison sans doute parmi les plus scandaleuses de France qui fait d'ailleurs l'objet du téléfilm où Laetitia Casta incarne Arletty. Tout d'abord incarcérée à Drancy puis à Fresnes, on lui conseille de quitter Paris et le comité d'épuration la sanctionne d'une interdiction de travailler pendant trois ans. À propos de l'affaire, selon la légende l'actrice aurait déclaré : "Si mon coeur est français, mon cul, lui, est international !"

Pierre Lazareff

Si, après sa période d'exil, le retour au cinéma est plus difficile que prévu, sur les planches le succès est nettement plus au rendez-vous et grâce au soutien de Pierre Lazareff, elle décroche le rôle de Blanche Dubois dans la tragédie de Tennessee Williams, "Un tramway nommé désir". Un moyen de prouver tout son potentiel, elle qui n'a jamais pris de cours d'art dramatique. Elle poursuivra sa carrière jusqu'en 1966 où elle deviendra partiellement aveugle. Elle s'éteint en 1992 à 94 ans.

"Arletty, une passion coupable".
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