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Arabie Saoudite, paroles de femmes : l'évolution en marche ?

Deux jeunes femmes fumant le narguilé à Jeddah, la deuxième plus grosse ville d'Arabie Saoudite.
Deux jeunes femmes fumant le narguilé à Jeddah, la deuxième plus grosse ville d'Arabie Saoudite.

Ce mardi 8 décembre, France 5 diffuse le documentaire de Clarence Rodriguez. La correspondante de France Info, installée en Arabie Saoudite depuis dix ans, tend son micro à des femmes qui se dressent face au patriarcat et au conservatisme et militent pour plus de droits.

Classée à la 131e position (sur 135) dans le "Rapport mondial sur l'inégalité entre les sexes" publié en 2012 par le Forum économique mondial, l'Arabie Saoudite n'est pas un pays modèle - loin s'en faut - en matière de droits des femmes.

Considérées comme d'éternelles mineures placées sous l'autorité d'un tuteur masculin (leur père, leur mari ou encore un fils), les Saoudiennes n'ont pas le droit de conduire, d'ôter leur voile ou encore de travailler sans l'accord préalable d'un homme.

Mais il semblerait que les choses commencent enfin à changer dans cette société ultra conservatrice. C'est du moins l'angle du documentaire de Clarence Rodriguez, "Arabie Saoudite, paroles de femmes", diffusé ce mardi 8 décembre à partir de 21h45 sur France 5.

Correspondante de France Info, la journaliste s'est installée à Riyad il y a dix ans. Comme les femmes vivant dans le pays, elle a dû se conformer aux règles édictées par le droit saoudien, basé sur la charia, la loi coranique. Elle est ainsi placée sous l'autorité de son mari, tuteur légal, et n'a pas le droit de conduire.

Néanmoins, elle a tenu à mettre le projecteur sur une tendance qui se dessine dans le pays - encore timidement - et qui voit des femmes prendre des responsabilités dans la société.

Lina, Dina, Madeha et les autres

C'est naturellement à des femmes qu'elle a offert la parole dans le cadre de son reportage. Lina Almaeena, 38 ans, est la première Saoudienne à avoir créé son club de basket-ball dans un pays où le sport est interdit aux filles. Elle est à la tête du Jeddah United, une véritable entreprise qui compte 500 personnes et qui a reçu l'aval du gouvernement.

A 28 ans, Dina est quant à elle chef de chantier. Voilée et maquillée sur son lieu de travail, elle ne dirige pas moins de 80 hommes, pas tous habitués à se faire mener à la baguette par une femme. "Certains sont choqués et je le respecte, parce que je prends une place qui n'est pas normale dans notre société."

Leur aînée, Madeha, fait elle partie des militantes de la première heure. En 1990, elle et 46 autres Saoudiennes ont publiquement revendiqué le droit de conduire en se mettant au volant d'une voiture. Arrêtée par la police religieuse, Madeha continue, à 60 ans, à militer pour une société plus égalitaire.

Une position que soutient Thoraya Ahmedobaïd. Elle fait partie des trente femmes qui ont pu rejoindre le Majlis al Choura, organe consultatif saoudien qui a pour mission de présenter des propositions de loi au roi. Elle travaille à abolir le tutorat des femmes au-delà de 18 ans.

"Nous demandons que tout citoyen (...) ait le droit de choisir sa manière de vivre, pour les femmes de porter le voile ou non, ou encore d'aller à l'école. La possibilité du choix est au coeur même des droits de l'homme et de l'islam".

Les premières élections ouvertes aux femmes de l'histoire

Le roi Abdallah l'avait annoncé le 25 septembre 2011, les femmes ont désormais le droit de voter et même de se présenter en tant que candidates aux élections municipales. Ainsi, samedi 12 décembre, elles seront invitées à élire les 285 représentant(e)s du royaume.

Une première dans le pays, où seules des élections municipales sont organisées. Dans une société où 60% de la population à moins de 30 ans et où 76% des femmes sont diplômées, les choses commencent peu à peu à changer, comme le souligne Clarence Rodriguez.

"Ce sont des femmes qui avancent, à leur rythme, doucement, mais sûrement (...). Ces femmes ont envie de faire bouger les lignes. Elles ont envie d'obtenir une place active dans cette société."

Un changement bien résumé par Thoraya Ahmedobaïd : "Je crois que l'Arabie Saoudite est un pays d'évolution et non de révolution".

"Arabie Saoudite, paroles de femmes", un documentaire réalisé par Clarence Rodriguez et Bernard Casedepate, ce soir à partir de 21h45 sur France 5.

C.B.

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