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13 Hours : guerre, adrénaline et réflexion

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"13 Hours" est sans conteste un film de guerre haletant dans lequel l'adrénaline et l'héroïsme coule à flots. Dans un second temps, on voit pourtant y poindre une réflexion et surtout des questions autour de la place des Etats-Unis en Libye.

Le pitch de "13 Hours", film de Michael Bay ("Bad Boy", "Armageddon", "Pearl Harbor") est remarquablement court et intense : Benghazi (Libye), 11 septembre 2012. Face à des assaillants sur-armés et bien supérieurs en nombre, six hommes ont eu le courage de tenter l'impossible. Leur combat a duré 13 heures. Ceci est une histoire vraie.

Voilà, ces quelques mots suffisent à expliquer l'étouffante situation centrée sur les événements survenus le 11 septembre 2012 dans la ville libyenne de Benghazi où six opérateurs de sécurité ont lutté pendant 13 heures contre des terroristes qui ont attaqué un camp des Missions Spéciales de l'armée américaine et une agence de la CIA. Le film est l'adaptation du livre du professeur et journaliste Mitchell Zuckoff qui retranscrit cette attaque. Pour "13 Hours", il ne suffit que de quelques phrases pour raconter toute la tension qui règne dans ce film de guerre apocalyptique, dans la droite ligne d'un long métrage type "La chute du faucon noir". Anxiogène et oppressant au possible, il vous colle au fauteuil et jamais deux heures trente ne seront passées aussi vite. Connu pour son goût des effets spéciaux, Michael Bay reste cette fois plus sobre en centrant son projet autour des hommes de l'ombre et de leur indescriptible courage. Un film d'action musclée certes mais pas que...

"13 Hours" n'est pas qu'un simple film de guerre

Cette anecdote rapportée par nos confrères du site Allociné en dit long sur "13 Hours". Après avoir vu le film au début de l'année 2016, le célèbre réalisateur de "L'Exorciste" et "French Connection", William Friedkin a tweeté la phrase suivante : "13 Hours est un film puissant qui soulève d'importantes questions auxquelles il est nécessaire de répondre." C'est exactement de ça dont il s'agit et qu'il faut voir entre les époustouflantes scènes d'action. Car "13 Hours" pose ni plus ni moins la question quant à la présence et l'implication des Etats-Unis en Lybie. La première chose que l'on constate, c'est que le pays de l'Oncle Sam ne sait pas très bien pourquoi il maintient une présence dans ce pays ni surtout à quoi elle sert. Deux choses rendent cet aspect particulièrement criant. D'abord, les agents de la CIA et ceux de la "Mission spéciale" ne se sont pas protégés par des troupes régulières mais par des "contractuels" appartenant à de grandes sociétés paramilitaires. Autre signe que les USA marchent sur des oeufs en Lybie, la difficulté à organiser une mission de secours qui se heurte à la fois à la bureaucratie américaine et locale et surtout à des obligations diplomatiques totalement absurdes alors que tant de vies sont en jeu. Autre difficulté pour les Américains pour se positionner dans la folie ambiante, l'impossibilité de reconnaître amis d'ennemis, dans une ville où le chaos règne, où tout le monde est armé et où la violence est tellement habituelle que la population n'y fait même plus attention. A ce titre, la scène où les soldats traversent une partie de la ville à découvert est plus qu'explicite. Enfin, n'oublions pas le principal, "13 Hours" est une ode au courage de six hommes qui ont décidé de sauver leurs compatriotes alors que rien ne les y obligeait et alors qu'ils étaient même en butte à une certaine hostilité. Mais face au danger, les "gros bras" ont été finalement les bienvenus...

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