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"Taxe rose" : quand les marques frappent les femmes au porte-monnaie

Faire payer les femmes plus cher pour la même chose, l'une des ruses du marketing genré.
Faire payer les femmes plus cher pour la même chose, l'une des ruses du marketing genré.

Le marketing genré n'en est plus à ses débuts et on a pris l'habitude de voir dans les rayons des produits roses pour les femmes et bleus pour les hommes. Problème, les marques font payer plus cher leurs clientes. Une discrimination sur laquelle le gouvernement a décidé d'enquêter.

Dès le berceau, nous sommes abreuvés de stéréotypes. Quand ce ne sont pas les histoires de princesses Disney qui nous bourrent le crâne, ce sont les marques qui s'en occupent. Un simple coup d'oeil à un catalogue pour enfants permet de s'en rendre compte.

Du rose pour les filles, des poupées, des bébés à langer, des caisses enregistreuses ou des cuisinières. Pour les garçons, on a droit à du bleu, des voitures, des dinosaures et des super-héros. Et voilà comment placer nos chères têtes blondes dans des cases dont ils auront bien du mal à sortir.

Mais le marketing genré ne se contente pas de faire perdurer les stéréotypes, il s'attaque aussi à notre portefeuille. Il y a quelques années déjà, le magazine Forbes, escorté d'une cohorte de blogs, ont levé le voile sur ce qui a été appelé la "woman tax", traduit en français par la "taxe rose". Le concept : faire payer plus cher les femmes pour la même chose.

En France, c'est le collectif Georgette Sand qui a compilé sur son Tumblr des exemples de produits facturés plus cher car destinées aux femmes. C'est rose, hydratant ? Alors forcément, on va vous le faire payer quelques centimes (voire euros) de plus.

Le marketing genré, une mine d'or pour tout le monde, sauf les clients...

Le procédé est une mine d'or pour les marques et les grandes surfaces qui leur emboitent le pas. A partir d'une même formule (car désolé de vous décevoir, mais à part le parfum, le plus souvent, rien ne change), elles facturent plus cher un produit rigoureusement identique. Récemment épinglé, certaines chaînes de magasins ont démenti toute "discrimination". Mais dans les faits, c'est bien de cela dont il est question.

Et comme le ridicule ne tue pas (et peut même rapporter gros), des marques sont même allées jusqu'à inventer des produits genrés là où on n'aurait jamais cru en voir. Exemple, au rayon brosses à dents. Et bien sûr, la version "pour elle" coûte plus cher.

Les brosses à dents pour femmes et pour hommes, un exemple de marketing genré.
Les brosses à dents pour femmes et pour hommes, un exemple de marketing genré.
Le marketing genré expliqué par "The Checkout".

A en croire certains internautes, cette discrimination reste anecdotique. Mais pas aux yeux du gouvernement qui a annoncé le lundi 3 novembre l'ouverture d'une enquête pour "mesurer la réalité des écarts" de prix.

Une nouvelle qui va dans le bon sens. Reste à savoir si elle donnera des résultats. D'ici là, on ne peut que mettre en garde les hommes et les femmes contre ce marketing genré qui nous fait payer pour tout et surtout n'importe quoi. Besoin d'un cours de rattrapage ? L'émission "The Checkout" de ABC 1 nous offre un petit tour de la question.

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