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"Horns" avec Daniel Radcliffe : "Je préfère les cornes aux lunettes rondes"

Daniel Radcliffe a fait un petit détour par Paris pour faire la promotion de "Horns". Et l'ex Harry Potter nous a accordé quelques minutes pour revenir sur le long métrage d'Alexandre Aja, mais aussi parler de sa carrière. 

Il a les yeux clairs, presque translucides, et le teint diaphane qui s'oppose à sa crinière noire. Daniel Radcliffe n'est pas dans le cliché de la star Hollywoodienne et pourtant, il est l'idole des jeunes, le chouchou des ados et renvoie les jeunes adultes à la nostalgie Harry Potter. Aujourd'hui, Daniel a 25 ans et se dévoile dans un nouveau film fantastique : "Horns". Un long métrage signé Alexandre Aja, aussi troublant que fidèle au livre fantaisie noire de Joe Hill. Rencontre avec Daniel Radcliffe.

Le pitch : Soupçonné d'avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu'il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu'il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier...

Après "Kill your Darlings" et "What if", êtes-vous heureux de revenir vers un univers plus fantastique ?

Oui. Mais vous savez, ce n'est pas ce à quoi je pense forcément quand je fais un film. Le "genre" de film en soit peut me plaire, mais c'est ce que je regarde en second. J'essaye d'abord de voir si le long métrage peut être bon ou mauvais au moment où je lis le script. J'étais très excité à l'idée de faire "Horns" parce que j'ai eu le script entre mes mains un long moment et je voulais tellement le rôle de Ig que j'en étais désespéré, j'avais peur que ça n'arrive jamais. Donc quand j'ai appris que j'allais faire ce film, j'étais vraiment heureux parce que vous savez, des scénarios j'en reçois beaucoup, j'en lis beaucoup. Mais celui de "Horns", c'est celui qui m'a fait le plus réagir émotionnellement parlant. C'était tellement original, inattendu, intelligent, drôle que j'ai tout de suite su que je voulais faire ce film.

Vos rôles sont donc surtout des coups de coeurs que vous avez pour les scénarios ?

Ça peut être absolument pour tout en fait. En premier c'est clair, c'est une histoire de scénario. Que ce soit au niveau de l'histoire et des personnages, la façon dont ils sont développés, c'est ce qui m'intéresse. Mais le choix du réalisateur aussi peut me faire accepter un film. Par exemple, je n'ai pas lu le script du film de Judd Apatow quand j'ai accepté le rôle dans "Trainwreck". Il m'a appelé, il m'a demandé si ça me branchait d'y faire une apparition et j'ai tout de suite dit : "oui, ça serait génial !". Donc parfois, c'est une histoire d'expérience, de ce qu'on rêve de faire, mais la plupart du temps, bien sûr ça reste une histoire de scénario. J'essaie aussi de faire des choses différentes de ce que j'ai déjà fait.

Donc fini les sorciers, place aux personnages plutôt... étranges !

Oui, des personnages bizarres parce que je suis un mec bizarre (rires). Le bizarre peut être la clef, rien n'est assez étrange au cinéma. Quand on regarde mes films comme "La femme en noir", "Horns" ou encore "Victor Frankenstein" ou même la série que j'ai faite, "A Young Doctor's Notebook", on y retrouve beaucoup de fantasy, mais tous ont surtout un point commun : quelque chose d'étrange se passe et on l'approfondit. Frankenstein est une histoire de monstre certes, mais là, le film tournera surtout autour de la création en elle-même du monstre et le fait d'assumer ses choix. "Horns" n'est pas seulement une histoire de mec avec des cornes, c'est surtout la vie d'Ig, un homme qui perd l'amour de sa vie. J'aime les films où l'on retrouve un univers un peu surréaliste, où l'on retrouve des émotions qui nous parle. C'est le meilleur moyen de raconter une histoire.

Vous vouliez absolument le rôle dans "Horns", du coup, comment s'est passée la rencontre avec Alexandra Aja ?

Il m'a envoyé le script, je voulais absolument le rôle. Je connaissais un peu le cinéma d'Alexandre Aja puisque j'avais vu "Piranha 3D" et que j'étais un grand fan du film. C'est tout ce que je connaissais de lui donc, comme la plupart des personnes normales, au moment de le rencontrer, je pensais me retrouver face à un p*tain de psychopathe (ndlr : Aja étant réputé pour ses films très gores) ! Et puis, on s'est retrouvé face à face et je lui ai dit : "Oh mais en fait tu es le mec le plus sympa du monde !". Les gens s'attendent à ce qu'il soit un peu... comme ses films alors que pas du tout. "Horns" a été une chance pour lui comme pour moi de montrer des choses qui n'ont jamais été montrée avant. Que ce soit au niveau des personnages très noirs, mais aussi de la romance. Ce film est une histoire d'amour tragique, magnifique et le film n'aurait pas fonctionné si l'histoire d'amour n'était pas bien retranscrite. Alexandra Aja est un réalisateur incroyable, il restera l'un de mes meilleurs souvenirs de tournage ainsi que John Krokidas pour "Kill Yours Darlings". Ces deux réalisateurs m'ont offert des challenges complètement fous et ils ont fait en sorte de les rendre faciles.

Vous semblez très à l'aise avec ce réalisateur, ça se ressentait également du côté du plateau de tournage ?

Ce qui est merveilleux avec Alex, c'est qu'il est compréhensif, il écoute ce qu'on veut apporter au film, alors que beaucoup de réalisateurs sont très fermés aux idées des acteurs. Il est brillant, il ne donne pas des conseils idiots comme d'autres réalisateurs qui te sortent des choses aberrantes comme "Il suffit de le sentir, sens-le !". La vraie qualité d'Alexandra Aja c'est qu'il rend son entourage plus créatif. Les gens savent qu'ils pourront donner leur avis, toutes les idées seront étudiées. Certains réalisateurs ont tellement de doutes face à leur propre créativité qu'ils ne laissent personne d'autre entrer en interaction directe avec le film. Alexandre, lui, a compris qu'un film sera meilleur si on laisse une équipe le porter.

C'était difficile de tourner avec des cornes sur la tête ?

Non, c'était génial, je les adore ! Je vous jure, je pourrais les porter tout le temps. Elles sont super belles, je les préfère à un chapeau. D'ailleurs, je préfère les cornes aux lunettes rondes (rires). Ce qui est drôle avec ces cornes, c'est qu'on me les posait et au bout de 20 minutes, les gens s'y habituaient, ils ne semblaient presque plus les voir.

Quand Ig porte ces cornes justement, les gens avouent leurs secrets les plus noirs. Si je portais ces cornes aujourd'hui face à vous, quel serait votre vilain secret ?

Ah, bien essayé, rien que je ne vous dirais aujourd'hui (rires) ! Je pourrais inventer des petits trucs sales pour vous faire plaisir mais bon, je préfère rester honnête.

Harry Potter parle aux serpents et Ig les manipule. Vous n'en avez pas marre de ces bestioles ?

Honnêtement, non ça va. Déjà pour "Harry Potter", le seul vrai serpent était dans le premier et le second film, après c'était seulement des effets spéciaux. Par contre dans "Horns", tous les serpents sont des vrais, il y en avait des centaines. En fait, pour la petite anecdote, il y avait un serpent qui était un faux. On a été obligé d'en remplacer un par des effets spéciaux parce qu'il avait l'air complètement fake ! Vous savez, les serpents peuvent réguler leur températures de corps, comme celui-ci était un serpent tropical, il avait trop froid sur les plateaux. Donc il est devenu complètement rigide alors que je le portais au tour du cou. Du coup quand les gens ont vu les premiers extraits, ils étaient là "Hey les gars, on a grillé le faux serpent !" alors qu'il était bien réel. Du coup, on l'a remplacé. J'aime bien les serpents, ils sont vraiment froids alors que nos corps sont chauds donc ils adorent être proches de nous. J'allais dire : "ils aiment bien nous faire des câlins" mais bon, je ne veux pas avoir l'air trop bizarre.

On vous retrouve de plus en plus dans des films indépendants, les préférez-vous finalement aux blockbusters ?

En fait, je crois que les films indépendants ont des scénarios plus intéressants parce que les décisions de studios se font en petit comité. On peut donc mieux développer nos idées. Après, je ne peux pas cracher dans la soupe, j'ai grandi dans des grands studios de cinéma et je les aime. On s'y amuse beaucoup, on peut faire des choses ridicules qu'on ne fera jamais ailleurs. Pour moi, le mieux c'est de mixer les deux, je veux refaire des gros blockbusters à la condition que je puisse aussi faire des films indé à côté.

Vous vous êtes récemment confié sur votre peur de l'échec, est-ce que ça vous hante toujours ?

Vous savez, je ne peux pas me plaindre, ma vie est super, je m'amuse beaucoup. Mais en même temps, ce n'est pas une façon "normale" de vivre. Ces parties-là justement, quand on rencontre la presse, c'est important mais c'est une manière vraiment peu naturelle de parler de soi-même. Il y a tellement d'opinion autour de nous que ce n'est pas facile. J'essaye de ne pas trop en dévoiler parce que j'ai lu des choses complètement dingues à mon sujet. C'est tellement stupide et en même temps on ne peut pas s'en empêcher. Je me permets de vous mettre dans la confidence car je sais qu'aucun journaliste anglais ne viendra traduire votre article mais... ils sont vraiment durs. Vers mes 18 ans j'ai eu l'impression que certains d'entre eux voulaient me voir échouer, je n'avais pas vraiment mérité des propos aussi terribles à mon sujet. En grandissant, j'ai appris à vivre les choses différemment et à prendre du recul. Les magazines qui me décrivaient comme un alcoolique alors que je n'avais jamais abordé ce sujet sont finalement juste stupides. Je ne regrette pas ce que j'ai fait plus jeune, mais on m'a collé une étiquette pendant trois ans. Comme beaucoup de jeunes personnes, j'ai appris en faisant des erreurs, c'est aussi ça, grandir.

Vous préférez donc vous concentrer sur vos fans dont vous êtes très proches plutôt que la presse...

Oui, c'est probablement la partie la plus cool de la célébrité. A la première de "Horns" à Paris, beaucoup de fans sont venus me dire deux choses : à quel point ils aiment Harry Potter et à quel point ils sont excités de venir voir le film. Ils sont vraiment tous adorables et même si aujourd'hui encore on me parle toujours d'Harry Potter, je ne peux pas le stopper. Harry est ma vie, il a été ma vie pendant dix ans et je sais que j'en parlerai jusqu'à la fin de ma vie. Une rencontre avec les fans, c'est toujours intense et vraiment sincère.

Justement, vous êtes une sorte de héros pour toute une génération qui a grandi avec vous et Harry Potter, est-ce un poids difficile à porter ?

Je crois que j'essaye de ne pas trop y penser. J'espère que si je continue à faire ce que je fais, à produire du travail intéressant ça serait suffisant pour les fans. Ceux qui ont adoré "Harry Potter" vont peut-être me suivre dans ces aventures et j'en suis très heureux. Je ne veux pas qu'on me mette sur un piédestal, surtout au niveau moral, parce que je ne suis vraiment pas un exemple à suivre. La plupart des stars pendant qu'être proche des fans c'est seulement être sur Twitter et les retwitter de temps en temps. Moi, je vois ça comme de l'empathie. La seule vraie façon de remercier les fans, en dehors des rencontres, c'est de faire du bon boulot, d'avoir un bon instinct. Voilà pourquoi par exemple je ne suis pas sur Twitter.

Vous avez récemment dit que les fans vous faisaient souvent des blagues sur Harry Potter, quelle est la meilleure ?

Oui, j'ai souvent droit à des blagues, vous en avez une (rires) ? Non en vrai, les filles me font souvent le coup de la formule magique Accio, qui fait venir un objet à elle. Donc elles crient "ACCIO DANIEL" et là je dis : "Ok bon bah j'arrive, je n'ai pas le choix". Une fois, une fille m'a sorti un truc dément à New York, je ne peux pas vous dire quoi exactement. C'était vraiment drôle, mais en même temps un peu crade alors j'ai rigolé sur le coup et comme des gens étaient au tour j'ai dû rapidement m'arrêter pour pas faire de scandale. Bon, je dois avouer que j'ai tellement eu ma dose de blague là-dessus que j'ai de plus en plus de mal à rire. C'est difficile parce que les gens attendent de vous voir rire et ils sont déçus. Mais s'ils vivaient ma vie, ils comprendraient pourquoi ! Après, il faut avoir du courage pour balancer une blague à une célébrité.

Et passer derrière la caméra, ça vous tente ?

Oui vraiment. J'ai écrit un scénario que j'ai montré à Alexandra Aja pour qu'il me donne de bons conseils, j'espère que ça pourra donner quelque chose de concret prochainement. On ne sait jamais !

Vous avez un type de film préféré ?

Oui, je crois que c'est la comédie. Mais j'aime aussi les films gores et drôles genre "Sharknado", ne le dites pas à Alex (rires) parce que c'est un pro concernant les films d'horreur. Mais j'aime quand c'est complètement fou.

Propos recueillis par Aurélia Baranes

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