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Pitti Uomo : Le monde enchanté de Marc Ascoli

Si vous ne connaissez pas Marc Ascoli, c'est que la mode et son histoire vous a echappé durant un temps ou que google ne suffit pas à parfaire votre instruction mode. Invite du Pitti Imagine Uomo, on redecouvrait avec plaisir les vertus de la direction artistique ou ce qu en avait defini Marc Ascoli quand il travaillait pour les plus grands, de Jil Sander à Yohji Yamamoto. Découvreur de talents Marc Ascoli le fut, tracant une voie dorée pour des photographes tels que Craig McDean, Nick Knight ou David Sims et tant d'autres. Ils sont toujours les rois des éditos.

Bis repetita jeudi dernier au sein de l'école Polimoda à Florence tenue par Linda Lopa, tutrice de tous les grands noms de la mode belge quand elle résidait à l'Académie d'Anvers. Marc Ascoli avait été invité pour mettre en valeur autant la jeune garde des prochains créateurs, fraîchement moulus de l'école, tout en y intégrant une mode italienne - plus internationale que locale d'ailleurs. Exercice réussi puisque entre une maille fluo déclinée en legging réalisée par les élèves de l'école et l'authenticité d'un Barbour ou d'une veste Enginereed Garments, ces deux mondes semblaient parfaitement cohabités.

Le plus intéressant est l'emballage qu'a donné Marc Ascoli à l'ensemble de la présentation. Sous fond de performances, des jeunes hommes acceuillaient le public coiffés de têtes de lapins : une ambiance lychienne où dans le dédale des pièces de ce magnifique immeuble on rencontrait d'inédites mises en scène. Au rez-de-chaussée, une sorcière voilée paraissait rouler à travers les convives ; à droite dans une anti-chambre, un groupe de musique tapait dans l'étape sonique, le tout en chemises blanches. Et dans la salle du fond ? Surprise. C'était table ronde : un groupe d'étudiants, un doigt levé vers un horizon inconnu, présentaient leurs créations, animés d'une foie étrange, un peu secte, un peu zombies.

A l'étage, rebelote. Une jeune fille rousse, cheveux lisses, chantait sur une musique presque envoutante faite d'instruments éléctroniques insolites, avec une voix pas si loin de Liz Fraser des Cocteau Twins. Enfin, dernière étape, cette amusante présentation, un vrai tour de magie : des pulls comme animés par des cintres, indépendants d'un quelconque corps, sortaient d'un meuble en bois, probablement d'une période florentine aussi lointaine que médiévale.

Alors qu'en-est il de la vision d'un directeur artistique culte sur la relève des créateurs ? Une vision frâiche, indépendante de toutes contraintes markétisées qui gangrènent chaque espoir de s'envoler en solo. C'est toute la tendresse de cette présentation, de l'inconnu, des surprises et un certain sens de l'énigme. Le mystère n'est pas indépendant de l'élégance selon Marc Ascoli. On veut le croire.