Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

La Redemption de Zahia

Zahia n'a pas encore vingt ans, mais déjà une belle carrière derrière elle. En trois années, elle a radicalement changé de statut, passant d'héroïne de fait divers saturé de testostérone, à celui de locomotive de la vie parisienne.

Précédée par cette odeur de souffre qui booste les carrières, Zahia désormais aguerrie, sait ce qu'elle veut, elle a des objectifs précis. Depuis, tout semble venir à elle avec facilité. Elle s'est lancée dans la lingerie présentant sa première collection en janvier dernier, a profité du passage de son décorateur, Patrick Hourcade, pour éditer son propre miroir "My Cloud".

Elle décide enfin de mettre en avant une caractéristique physique particulière, plus liée à l'attitude qu'à la forme : sa cambrure vertigineuse ! Elle édite alors sa propre carlingue en chrome "My Z Body" à huit exemplaires et décide de l'exposer à la galerie du Passage de Pierre Passebon, aux côtés d'autres collaborations artistiques : Pierre et Gilles, Greg Williams, David la Chapelle, Nick et Chloé. Une exposition nommée "Narciss Art".

"L'expression et la matière de son art, sont la plastique elle-même : le corps, son propre corps, un corps intégralement asocial, comme son histoire, un corps hors la loi", explique Pierre Passebon. "En ceci, son rapport à l'art rejoint un courant très ancien où s'entremêlent les figures emblématiques de Lady Hamilton, la marquise de Casati, la Castiglione, et même à y bien penser Gertrude Stein. Toutes ces femmes cultivent un lien à l'art, au départ au service de leur image pour finalement aboutir à la transfiguration de celle-ci."

 

 

Le making off de "My Z Body"

Raconté par Patrick Hourcade qui a joué un rôle dans son élaboration.

 

"Je ne sais pas s'il faut parler de lordose (en parlant de colonne vertébrale, ndlr), mais il y a une espèce de S dans sa cambrure que nous avons transformé en Z, l'initiale de son prénom. Finalement Zahia c'est un "Jean Paul Goude" vivant, un buste bizarre devant lequel les mecs n'en reviennent pas. Avec Barbara Baumel, la styliste qui travaille pour la lingerie, elles avaient fait réaliser un Stockmann à ses mesures, véritable moulage de son corps, ensuite, moi qui avais travaillé pour le mobilier de l'aviation, j'ai montré cet objet à l'usine de Toulouse où ils ont tout repris a zéro. Ils ont scanné son corps et réalisé cette sculpture en chrome absolument merveilleuse."

"On en a parlé à des gens du métier pour établir la quantité idéale de huit tirages et Jérôme de Noirmont a pensé à la Galerie de Pierre Passebon qui a trouvé que c'était un projet formidable. C'est avec lui que s'est développé ce concept de "Narciss Art" car finalement Zahia n'est pas la première femme au monde a travailler tout en se regardant en permanence dans le miroir. Pourtant, elle n' est pas dans un narcissisme premier degré qui est assez restrictif mais plutôt dans un narcissisme projeté. Zahia désire projeter son image en dehors d'elle-même pour en faire une oeuvre. Notre collaboration aura une suite, avec la création d'un siège actuellement en cours d'étude et inspiré une fois encore, de son propre corps. Cette décision d'exploiter son corps en fait quelqu'un de plus intéressant qu'une simple Bimbo. C'est ce que pense aussi Pierre Passebon qui considère qu'elle vit dans un monde "post-Peynet", bien plus onirique qu'érotique."

Narciss Art,

Du 8 février au 8 mars galerie du Passage

26 Galerie Vero Dodat

75001 Paris

 

Propos recueillis par Paquita Paquin

À ne pas rater