Dans le sud, donc, le maillot est tout sauf luxueux donc cher, mais plutôt un truc utile et incontournable. On en colle partout par mesure de précaution, dans la boite à gants, dans le fond du sac, en vrac dans le fond du panier de plage toujours prêt à partir cinq mois sur douze. On ne sait généralement pas combien on en possède exactement, vu que chaque année apporte sa moisson de nouveaux exemplaires shoppés ça et là au détour d'un marché ou d'une petite boutique de plage.
Bref, le maillot de luxe élevé au rang d'incontournable de sa garde-robe d'été a été la grande découverte de mes premiers étés parisiens. Pensez donc, huit mois à attendre que le thermomètre dépasse péniblement les 20 degrés, ça laisse du temps pour fantasmer sur sa future tenue de plage.
Sauf que j'ai fini par me laisser tenter et me glisser dans un de ces objets du désir, le maillot qui coûte le prix d'un pull en cachemire...
Le problème avec un maillot de bain catégorie " luxe ", c'est qu'il faut comprendre son utilité...
Problème n°1 : Comprendre que l'on porte un maillot vraiment exceptionnel.
Il y a toujours une petite histoire liée à la création d'un produit un peu à part. Mon maillot de l'été par exemple, est un Tooshie . Tooshie, pour " petites fesses " en américain. Déjà là, j'ai envie de dire " merci beaucoup, mais je ne me sens pas particulièrement concernée ". Sauf qu'au premier essayage j'ai bien compris un truc : les petites fesses, c'est APRES usage qu'on les obtient et même pas besoin de déclarer un embargo à notre pot de Nutella édition familiale pour ça. C'est presque magique, et même après retourné mon bikini dans tous les sens, je n'ai rien vu d'autre qu'un bout de tissu et quelques coutures.
Mais le fait est que oui, avant on est un peu dodu, après on l'est toujours mais harmonieusement : pas de double boudin de chaque coté de l'échancrure, pas de gras écrasé façon beurk aux endroits stratégiques, juste un effet waouh limite je vis dans la cinquième dimension du maillot de bain.
Problème n°2 : Tenter de porter un autre maillot.
C'est là que le bât blesse : porter un autre maillot revient à porter une simple pièce désignée par des stylistes, pas par de véritables expertes de la mode et du design, disciplines complémentaires s'il en est. Tooshie a été créé en 2007 par Natascha Sayn Wittgenstein et Andrea Fullenbach, anciennes de chez Nina Ricci pour l'une et de Givenchy et Azzaro pour l'autre mais formées toutes les deux à la rigueur de l'architecture.
Elles ont voulu mettre au point une ligne de maillots glamour, chic, uniques mais faciles à porter, tout en légèreté, sans que le simple fait de l'enfiler soit vécu comme un petit moment de torture à l'égo.
Parce que lorsque l'on songe aux angoisses vécues par les filles du monde entier à l'idée de trouver le bon maillot, celui parfaitement adapté à leurs formes, pourquoi ne pas se dire que le bon maillot est celui qui s'adapte à tout, quoi qu'il arrive, beignets fourrés compris ?
Me voilà donc fâchée (ou presque) avec tous mes autres maillots, je porte maintenant mon Tooshie blackie tous les jours, impossible de passer à autre chose. Finalement, ça marche un peu comme avec mon bon vieux pull en cachemire doudou : je le porte pour me sentir bien et parce qu'il va avec tout.
Alors, ce maillot Tooshie ? Adopté !
Maillots Tooshie - Points de vente : www.net-a-porter.com //www.lanouvellevague.com
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