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Rencontre avec Déborah Lombroso, créatrice des bijoux Seijna

La joaillerie compte ces dernières années une nouvelle génération de créatrices qui se sont données pour mission de démocratiser véritablement le bijou. Deborah Lombroso fait partie de cette nouvelle vague. En lançant Seijna il y a tout juste un an, elle prend le parti d'offrir l'opportunité à toutes les femmes de porter des bijoux en or et diamants. Son truc ? Du micro-sertissage, des pièces ultra-fines, discrètes mais étincelantes, subtiles et féminines. La jeune créatrice nous présente ses créations, et a accepté de dévoiler ses trésors de famille qui dorment dans sa boîte à bijoux.

 

Comment est-ce que tu as commencé à créer des bijoux ?

J'ai commencé par des études de gemmologie au GIA de New York, et j'ai ensuite travaillé pour Alexandra Reza, un joaillier Place Vendôme. J'ai eu l'opportunité d'y voir des pierres extraordinaires, uniques. Je m'occupais de tout son stock de pierres et de bijoux, c'est-à-dire que je choisissais les pierres pour la réalisation de parures. Cela mettait parfois des années pour rassembler toute les pierres de la parure. Chez Alexandra Reza, les bijoux étaient aussi beaux à l'endroit qu'à l'envers, il est très pointilleux sur les finitions du poli, du serti. Après dix années passées dans ce milieu, j'ai eu envie de réaliser des bijoux que j'avais envie de porter tous les jours, accessibles au niveau du prix, mais bien finis, des pièces qui ne restent pas au coffre. J'ai commencé par faire quelques commandes spéciales pour des clientes, puis j'ai décidé de créer la marque Seijna il y a un an. J'ai commencé avec dix lignes, composées de bagues, colliers, bracelets et boucles d'oreilles, déclinés à chaque fois en rose, or blanc et or gris. J'ai aussi fait des versions en dégradés de saphirs jaunes, orange, bleu... J'ai vraiment voulu commencer avec une vraie gamme de bijoux, pour plus de cohérence. Des pièces assez fines, découpées, délicates, j'adore les dentelles d'or et de diamants par exemple.

 

D'où vient le nom Seijna ?

C'est le prénom d'une arrière grand-mère qui était d'origine russe. J'ai découvert ce nom au moment de me marier. J'ai voulu appeler ma fille comme ça, mais finalement, c'est ma marque qui s'appelle Seijna. Un autre bébé !

 

Le premier bijoux que tu aie créé ?

J'ai véritablement commencé par la ligne Orient Express, avec des bijoux "arabesques". Mes premiers bijoux pour Seijna étaient des grosses pièces, des bracelets.

 

Fais-tu toujours des bijoux sur-mesure ?

Oui. Il y a mes douze lignes Seijna, mais je continue à faire des bijoux sur-mesure. Cela peut prendre parfois un an pour créer un bijou. J'ai des clientes qui souhaitent faire ressertir une pierre appartenant à un bijou de famille par exemple.

 

Quel type de bijoux portes-tu tous les jours ?

Je porte toujours une montre, de préférence une montre d'homme. J'ai une Rolex, mais j'adore piquer celle de mon mari certains jours, c'est une Pequignet. Des puces d'oreilles en diamants que je n'ai pas quittées depuis mes 15 ans, un cadeau de ma mère.

 

Les bijoux de famille que tu préfères ?

Une montre en or jaune et diamants que ma grand-mère cachait comme un trésor. Elle y tenait énormément, et la portait pour les grandes occasions. Je l'adore, mais je n'ose pas la porter, trop précieuse. C'est un peu pour cela d'ailleurs que j'ai tenu à créer des bijoux assez fins et discrets, mais en même temps qui brillent beaucoup, pour que les filles puissent justement les porter tous les jours. Ma grand-mère avait également un semainier, un set de bracelets en or jaune également, cela se faisait beaucoup à l'époque. Ils sont assez lourds. J'aime aussi beaucoup un bracelet qui appartenait à mon autre grand-mère, également en or jaune. Je pourrais le porter, mais il est un peu trop grand, et cela me ferait de la peine de le couper. Et c'est drôle d'ailleurs, car ma grand-mère n'osait pas le porter non plus ! (Rires). Elle le cachait ! C'est une autre époque.

 

Tes bijoux préférés ?

Ma bague de fiançailles que je me suis faite, car je ne trouvais rien qui me plaise vraiment. C'est un diamant taille poire, avec une monture croisée en micro pavage. J'aime aussi beaucoup un ras du cou de chez Morabito offert par ma maman. Je suis sûre que toutes les ados de ma génération en avaient un ! Le pendentif était en forme de petit cube en or jaune, avec un diamant jaune à l'intérieur. Dès le départ, j'ai flashé sur des bijoux très fins, féminins. Je suis évidemment aussi très attachée aux bijoux de famille, mais je ne les portes pas.

 

Un joaillier qui t'inspire ?

JAR. Il mélange des pierres précieuses rares, avec des pierres fines. Il ose sertir de l'oxyde de zirconium sur des montures qui ne sont pas forcément en or, mais de l'argent ou de l'aluminium. C'est un vrai coloriste aussi.

 

As-tu l'intention d'ouvrir une boutique ?

Pour l'instant, mes bijoux sont distribués sur le site Caratime, et chez des bijoutiers à Paris qui partagent la même vision du bijou que moi.

 

Des projets ?

Je viens de lancer des nouvelles lignes. Dangerous Kiss, des serpents pavés de diamants avec un design vraiment original. J'ai voulu faire des pièces de joaillerie, dont on peut profiter tout le temps. Il y a aussi la ligne Love, des bagues également pavées diamants, qui reprennent le mot "Love", mais ce que j'aime bien, c'est que ce n'est pas très facile à lire, un peu comme un message secret.

 

www.seijna.com


Propos recueillis par Mélody Kandyoti