The Vanities, des créations vintage et tribales

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Bracelets The Vanities

Publiée Le Mardi 3 Novembre 2009 à 15:20
" The Vanities ", une toute jeune marque d'accessoires, se voit en quelques mois propulsée aux côtés des marques les plus prestigieuses, vendues chez Colette à Paris. Rencontre avec l'un des créateurs... Qui sont-ils? Pourquoi, comment Colette? Tentons de percer le mystère...

 

Qui êtes vous ?

Nous sommes deux hommes à l'origine de cette aventure, je suis architecte d'intérieur. Mon associé et moi même souhaitons encore garder l'anonymat...que les gens ne retiennent que " The Vanities ".

Pourquoi avoir choisi ce nom ?

Vanities fait avant tout référence aux vanités et à leurs représentations dans la peinture du XVIIème siècle, soulignant l'inconstance de la vie et la nécessité d'en jouir...tout un univers et un courant de pensées.

Parlez nous de vos créations ?

Pour ce " gri-gri " chic, l'inspiration vient de la rencontre entre deux mondes : vintage et tribal.
Du vintage, nous avons chiné lors de nos voyages, principalement à Londres et à New-York, des tissus aux imprimés variés, frais, romantiques, (vichy, liberty, cachemire ) et classique (prince de galle, tweed, pied de poule, etc.) Ces tissus ont été délicatement déchirés dans des pièces, telles que des chemises Brooks Brothers ou encore des blouses imprimées panthères et siglées YSL , Balmain , Givenchy .
Notre lien est ainsi créé.
De l'esprit tribal et ethnique, on s'en est fortement inspiré, pour façonner ces petites têtes sculptées dans de l'os et entièrement façonnées à la main au Kenya.
L'assemblage confectionné à Saint Tropez donne vie à de petits Gri-Gri, pour l'homme ou la femme, noués autour du poignet et dont on peut s'amuser à assortir à chacune de ses tenues.

Un concept original, ludique avec ce petit supplément d'âme qui le rend authentique et si irrésistible, mais comment expliquez vous un succès si rapide ?

Tout d'abord, je crois beaucoup en l'accessoire en matière de mode, c'est la pièce qui fait toute la différence et collabore intimement au style. Ensuite, je pense que le choc original des deux cultures, vintage et ethnique, a suscité l'engouement pour nos créations. Chaque pièce est unique.
Nous avons créé notre marque en juin 2009 ; nous avons commencé à la distribuer à Saint Tropez, au Club 55, un lieu qui n'a pas été choisi par hasard, puis devant le succès rencontré, nous avons délibérément choisi de ne la distribuer que dans des lieux un peu privilégiés, tels que St Barth, Fortmentera, etc.
L'enthousiasme pour nos accessoires a très vite été relayé par la presse féminine et notamment internationale, telle que VOGUE USA, Italie etc...
Il a fallu se montrer rapidement très réactif, face à toute la demande qui s'est faite en aval. Nous avons enchaîné le salon de Tranoï en septembre, qui reste la référence dans le monde, en matière de mode et de tendances. Nous avons apporté une attention toute particulière à la scénographie de nos bracelets, en y mêlant des collections de cols anciens, de poignées de tailleurs, etc. Et là encore, la clientèle a été emballée par notre concept, le choc des matières et des univers, tissus et tribal, avait encore joué. Ce salon nous a ouvert de nombreuses portes ...

Colette , par exemple... Expliquez nous comment une si jeune marque peut-elle se retrouver parmi les plus grandes dans un magasin à la crête de toutes les dernières tendances?

Nos produits les ont intéressés assez rapidement et ils nous ont proposé de vendre notre collection durant la Fashion Week. Une belle opportunité pour nous. Non seulement nous pénétrions dans une des boutiques les plus tendance, et qui plus est à une date clef du calendrier, celle de la Fashion Week qui draine les plus grands professionnels en matière de mode, toujours à l'affut des dernières nouveautés stylistiques.

Comment se passe la collaboration entre Colette et vous ?

Nous sommes bien entendu, ravis de travailler avec eux. Nous avons conscience du tremplin professionnel que cela a pu nous offrir. Que dire de Colette ... sinon que nous avons été frappés par leur professionnalisme; chez eux rien n'est fait au hasard, tout est minutieusement réfléchi, nous sommes très loin du cliché commercial / gadgets... Forcément, travailler avec eux impose une rigueur et une réactivité absolue. Pouvoir répondre le jour même à leur demande est une priorité.

Vos projets ?

Ils sont nombreux.
Tout d'abord, de nouveaux points de vente en France, comme Megève, Cap Ferret, Courchevel et puis avec notre arrivée prochaine chez de grandes enseignes, telles que le Bon Marché à Paris, mais aussi Karry'o, grand spécialiste des bijoux Vintage.
Ensuite, nous désirons continuer notre expansion à l'international et notamment au Japon, très séduit par l'univers " Vanities ".
Des collections capsules vont être spécialement crées pour Colette et ISETAN à Tokyo.
Enfin, notre ligne d'accessoires va s'étoffer, aux bracelets viendront s'ajouter bagues, gants, broches, vanités de souliers etc. Et puis nous allons aussi travailler avec des matières plus nobles et sophistiquées, mais toujours chinées dans le vintage, comme du galuchat, python, crocodile, vison gris. Toutes ces nouveautés garderont intact l'esprit et la signature propres à The Vanities.
Et encore de nombreux projets sont à venir...

 

Texte et Propos recueillis par Brigitte Ferrara

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