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Thom Browne

Défilé Thom BrowneParis Automne-Hiver 2013
Défilé Thom Browne Paris Automne-Hiver 2013
p>Les joies du corps selon Thom Brown

Jardin des Plantes, 18H00, dans l'isolement d'un jardin français sans piétons. Quelques minutes après, Thom Browne va saupoudrer de sa fantaisie si particulière le parterre de la Galerie de Géologie et de Minéralogie, là même où il défile. Un exercice libre, plus réussi que d'habitude car l'humour habite désormais chaque silhouette et revisite le grotesque d'un corps transformé par les légendes de l'Amérique. Ces punks post-Millenium sont carrossés de partout, ont les fesses bombées et rembourées et montrent quelquefois un pubis de fourrure qui dépasse du pantalon. Coquin, Thom Browne ? Le tailleur made in US s'amuse follement avec une gaytitude qu'il ne renie pas et traverse ainsi une imagerie de transformation lié au cinéma, surtout. Des corps explosés avec ces vestes et manteaux aux épaules comme un géant presque bossu -la famille Adams ? Il y a tous les élements du vestiaire de Thom, des vestes ajustées, des pantalons courts, des vestes redingotes à carreaux et une multitude de rose et vert qui s'échappent des vestes courtes, des pulls presque angora ou des pantalons bicolores. Mais le créateur revisite aussi les excès des Incroyables, ces précieux ridicules, sortis de la Terreur dont le port d'un grand collet provoquait une gibbosité sur le dos - un effet pas si éloigné de l'allure démésurée de cette collection. Le Thom Browne de l'hiver 2012/2013 fête à sa manière la déformation d'un corps peut-être trop entravé - par ses costumes si ajustés ? - et se moque avec joie d'une imagerie américaine déjà cabossée par de nombreuses références. On pense à certains personnages de Tim Burton, aux patibulaires frères Rapetou et ces corps d'athlètes dont le football américain ou le base-ball semblent avoir été bâtis par d'étranges hormones . C'est un train fantôme du corps, d'une silhouette modifiée que célèbre Thom Browne à la fin du défilé. Un exercice libre ? Oui. Comme le corps qui exulte ou s'atrophie. Chacun sa vision.

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