Après deux présentations remarquées les saisons précédentes, Anthony Vaccarello signait son premier défilé. Le créateur belge a offert un "mini-show" en son et lumières avec les moyens du bord : un lieu étroit (la galerie Joyce), sans sièges et un podium minuscule qui n'ont pourtant pas découragé les acheteurs, rédactrices et bloggers influents qui le suivent de près depuis son coup d'éclat au festival d'Hyères en 2006.
Si sur la forme la présentation avait tout d'un happening arty quelque peu brouillon, l'essentiel était là : des petites robes et mini jupes parfaitement coupées pour les filles sexy toutes en jambes, à l'image d'Irina Lazareanu qui défilait. Les découpes géométriques et précises sont toujours de mise et s'affichent désormais comme une signature. Une construction du vêtement offrant des fenêtres sur la peau, en dévoilant ça et là un fragment de poitrine, de taille, de ventre ou d'épaule.
La transparence et le drapé viennent ajouter une touche déstructurée à cette garde-robe qui rebooste la petite robe noire, et cela à quelques mètres de la mythique boutique Didier Ludot, sous les arcades des jardins du Palais Royal.
Mélody Kandyoti

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