Entrées de côté chez Anthony Vaccarello
"...À peine diplômé de la prestigieuse école bruxelloise La Cambre, le jeune italo-belge empoche, en 2006, le Grand Prix du Festival de Hyères et se fait la main chez Fendi, avant de voler de ses propres ailes. De bons samaritains de la mode veillent sur lui : Maria Luisa expose sa seconde collection, pendant la semaine de la Couture, en janvier 2009, la galerie parisienne Joyce lui ouvre ses vitrines, pour la suivante, et Lou Doillon – fan de ses lignes graphiques, urbaines et sexy – lui offre sa it-image..." Le Figaro madame résumait, ainsi, la toute jeune carrière d'Anthony Vaccarello. Le chapitre suivant s'est écrit, aujourd'hui, au cours d'un défilé d'ombres, avec coupures de son, pourquoi pas ? Des modèles noirs : trench courts à bas volet, tout près du corps, parfois brodés de jais et toute une flopée de robes légères à découpes, ménageant des fenêtres en triangle sur le corps. Un parti pris géométrique, construit sur la chasuble, laissant libre les flancs. Col montant, col collier, col trapèze, mais toujours cette absence d'étoffe sur les côtés, comme un appel à la caresse, une invitation à passer la main.
Paquita Paquin

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