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Cannes 2013 : interview d'Arnaud Frisch, l'homme du Silencio

Le Silencio descend à Cannes pendant le Festival, pour la deuxième année consécutive. Une présence plus que légitime pour un club à la conception duquel participait David Lynch, et qui est le seul, à Paris, à posséder une salle de projection dont la programmation se trouve justement très en phase avec la sélection officielle du Festival 2013.

Interview d'Arnaud Frisch, l'homme du Silencio.

Cannes est-il un passage incontournable pour un grand club parisien pendant le Festival ?
Pas forcément, nous avons d'autres lieux à Paris, le Social Club ou le Wanderlust avec lesquels on ne fait pas de projets pour Cannes. La communauté du cinéma est une partie importante du Silencio, la plus importante du club. Donc pour nous il est essentiel d'être à Cannes, déjà pour, que les membres du Silencio y trouvent un relais, d'autre part, pour y présenter ce que l'on fait en général.

Le Silencio à Cannes occupe un nouveau lieu cette année ?
Un nouvel endroit à découvrir, c'est un ancien casino qui se présente comme un lieu à la fois intérieur et extérieur, avec ses terrasses. Il est situé dans le vieux Cannes, (exactement, 5, rue des Belges, derrière le Majestic) et c'est chouette de rester dans le centre ville historique. C'est aussi juste à côté du Palais des Festivals. On a recréé totalement l'atmosphère, aménagé la lumière et le mobilier avec l'équipe des berlinois de "Prêt-à-Dîner". A la différence de 2012, où l'on entrait dans l'univers du "Five", ça n'est pas un lieu préexistant.

Le Silencio est-il présent ailleurs qu'en France ?
Pas en permanence, nous étions à la fashion week à Londres, nous avons fait un événement pour Miami Art Basel, nous serons présent à Bâle pour Art Basel et puis nous serons partie prenante pour la soirée de lancement du pavillon français de la biennale de Venise.

Cannes, est-ce une vitrine ?
Au Silencio, nous visons avant tout une communauté artistique internationale. Près d'un tiers de nos membres viennent d'Amérique du Nord, d'Angleterre...C'est important d'être présent pour ces grands événements quand la clientèle internationale est là.

Vous annoncez la présence d'un chef étoilé ?
Nous faisons venir de Paris le chef Christophe Pelé, qui avait le restaurant, la Bigarrade à Paris et deux étoiles au Michelin. Au Silencio Paris, notre restaurant est ouvert tous les soirs, 6 jours par semaine, du mardi au dimanche et la carte est faite par un chef qui change tous les ans. En ce moment, c'est Bertrand Grébaud du Septime qui officie. Tous les samedis nous faisons venir un chef invité qui présente son travail au cours d'un workshop. A Cannes, nous aurons une carte servie en continu de midi a minuit, (carte réduite dans l' après-midi). Nous présentons également une carte de cocktails, créée par notre chef barman du Silencio Paris, Rob McHardy. Nous avons deux DJ, résidents Erik Rug et Dj Boo et des invités comme Laurent Garnier présent pour des soirées surprise.

Le Silencio de Cannes, c'est plus qu'un night-club ?
C'est un lieu à la fois spacieux et intime et c'est en cela qu'il ressemble au Silencio de Paris. Trois terrasses à différents endroits du site et, deux espaces intérieurs dont l'un sera réservé au bar à cocktails et l'autre destiné aux de fins de journée et aux nuits, car nous sommes ouverts jusqu'à 2h et demi du matin.
C' est un peu un lieu de vie : on vient y manger, pour un rendez-vous, ou on y fait la fête. Il est ouvert tous les jours pour nos membres et pour les membres de la communauté du Cinéma auxquels nous avons envoyé une carte temporaire à Cannes. Le restaurant lui, est ouvert sur réservation.

Avez-vous cherché à transposer le décors de David Lynch ?
On n'a pas forcement envie de faire écho aux décors de Paris. On a travaillé cette fois sur la scénographie avec le duo allemand de " Prêt-à-diner " pour qu'il y ait une vraie identité forte qui reste assez originale pour Cannes. Plutôt que de reproduire un décor, c'est plutôt l'esprit que nous avions eu envie de transposer : un lieu de rencontres, de cocktails, de découvertes.

Qu'est-ce qui vous différencie des autres clubs parisiens qui eux aussi ont leur prestation cannoise?
Nous ne sommes pas un club, comme les autres. A Paris, Le Silencio est ouvert de 18h à 6h du matin et nous avons une importante programmation, entre les concerts, les conférences, les projections de cinéma. Ça n'est pas seulement un lieu de nuit c'est aussi un lieu de jour et un lieu de networking. A Cannes nous sommes ouverts dès midi. Nous sommes plutôt sur l'idée d'un club de membres à l'anglaise, c'est cette identité qui nous distingue des lieux strictement de nuit.

Vous avez vos VIP à vous ?
On communique rarement sur nos VIP. Je pense que nos VIP, peut-être que les nôtres sont plus internationaux qu'ailleurs. On essaye d'avoir une communauté largement ouverte au domaine de la culture : le design, la mode, l'architecture, l'art contemporain et, évidemment le cinéma. Nos VIP sont bien dans l'endroit ils ont envie d'y venir et nous sommes ravis de les recevoir mais c'est aussi un lieu plutôt confidentiel, on ne communique pas tellement sur cette idée de VIP.

Vous prévoyez des soirées privées ?
Le Silencio à Cannes n'est jamais privatisé, on essaye de garder une récurrence pour que les gens puissent venir chaque soir facilement. Bien sûr, il y a des soirées de temps en temps pour les films, mais ce ne sont pas des soirées complètement fermées, les membres avec une carte peuvent passer tous les jours, même dans le cadre d'évènements. C'est une peu ce que nous faisions l'an dernier autour de soirées avec David Cronenberg ou l'équipe d'"On The Road" ...

Comment courtisez-vous vos VIP, des gens dont vous souhaiteriez la présence ?
La sélection est particulièrement intéressante cette année, nous serions évidemment très intéressés à recevoir pas mal de réalisateurs de cette sélection : les frères Cohen, Sofia Coppola, Roman Polanski ...On a eu la chance dès le lancement du club, d'avoir une renommée internationale, alors nous n'allons pas chercher les VIP, ce n'est pas dans les fondements du club, mais nous sommes ravis d'accueillir ces gens qui font partie de la communauté du cinéma, que ce soient des producteurs, des réalisateurs, des acteurs.

Il y a une synergie entre Cannes et votre politique de programmation cinématographique tout au long de l'année ?
Les réalisateurs comme James Grey , Polanski, Sofia Coppola ou les frères Cohen, c'est un peu comme s'ils étaient de la famille. Au Silencio où nous avons une salle de projection, nous proposons des nouveautés chaque semaine ce sont évidemment des réalisateurs qu'on choisirait dans notre programmation.
Nous avons travaillé sur la conception du Silencio avec David Lynch et je pense que l'univers que l'on défend dans notre sélection cinématographique, se retrouve très en osmose avec la sélection du festival 2013. Dans l'idéal, nous allons projeter à Paris, la moitié de la sélection officielle au moment de la sortie des films en salle. Sur la programmation, nous sommes accompagnés par l'équipe de MK2. Nous allons projeter aussi "Le passé " d'Asghar Farhadi, le réalisateur iranien d' " Une Séparation " qui est en compétition ici. A Paris, nous faisons pas mal de soirées d'avant-première, des dîners cinéma une fois tous les trois mois, où officie Alain Passard et auxquels nous invitons une quinzaine d'acteurs réalisateurs producteurs Nous avons toute l'année un suivi sur le cinéma.

Propos recueillis par Paquita Paquin

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