Photo de mode la plus célèbre : Dovima with Elephants (1955)
Collaborations : Harper's Bazaar, Vogue, Life, New Yorker, Rolling Stone, Egoïste...
Issu d'une famille aisée, Richard Avedon découvre la photographie grâce son père qui lui offre pour son dixième anniversaire un Kodak Brownie. L'appareil deviendra son compagnon de route, immortalisant ses promenades, découvertes et rencontres.
Son premier portrait est celui du compositeur russe Sergueï Rachmaninov, voisin de palier de ses grands-parents. Il n'aura alors plus qu'une seule idée en tête, devenir photographe.
A l'âge de 18 ans, alors que les Etats-Unis sont engagés dans la seconde guerre mondiale et en pleine attaque de Pearl Harbor, le jeune Richard entre dans la marine marchande où il est affecté au service des photos d'identité puis aux autopsies.
Il tirera le portrait des camarades de combat et gardera de cette période un goût prononcé pour les portraits.
A la fin de la guerre, Alexey Brodovitch lui ouvre les pages de Harper's Bazaar. C'est le début d'une collaboration longue de vingt ans au cours de laquelle Richard Avedon photographiera une multitude de stars, dont Marilyn Monroe...
Au fil des prises de vue, son style s'affirme : portraits sur fond neutre, mise en scène des modèles hors des studios... Avedon bouscule les standards de la photographie de mode et les magazines adorent ça.
A la fin des années soixante, il cesse sa collaboration avec Harpers'Bazaar pour rejoindre Vogue.
Puis, il décide de s'éloigner des strass et des paillettes de la mode pour retourner à ses premières amours, le portrait, mais dans la rue cette fois.
Malades internés, manifestants, inconnus... Richard Avedon, se faisant le témoin de la réalité de son pays, fait preuve d'une grande sensibilité.
Parallèlement, Les Beatles, Charlie Chaplin, Marylin Monroe, Brigitte Bardot, Sofia Loren... se prêtent au jeu du portrait sous son objectif. Souvent en noir et blanc et dans un format hors normes, ses portraits sont empreints d'émotion.
En 1959, il publie un ouvrage " Observations ", un recueil de photos accompagné de textes de Truman Capote qui aura un retentissement important.
En 1974, il créé le scandale en exposant des clichés de son père rongé par la maladie au musée d'Art Moderne de New York.
En 1979, à la demande du Amon Carter Museum, il réalise une série de 750 portraits de mineurs, pêcheurs, ouvriers... dans leur quotidien " les mains dans le cambouis " et le visage tendu par l'effort.
Un projet titanesque qui lui prendra six ans !
A partir de 1985, il collabore avec le prestigieux magazine de luxe français " Egoïste " pour qui il réalise les désormais célèbres photos de Yannick Noah et Isabelle Adjani en 1988 puis couvre la chute du mur de Berlin.
Son travail ne sera primé qu'en 1993 par le Centre International de la Photographie puis en 2003 lors du 150ème anniversaire de la Royal Photographic Society alors qu'il est l'unique photographe du New Yorker.
En 2004, Richard Avedon est emporté par une hémorragie cérébrale au Texas.
En 2008, Paris, capitale de la mode, lui rend hommage par une exposition d'une partie de ses oeuvres dans la Galerie du Jeu de Paume, Place de la concorde et un musée aux Etats-Unis lui est entièrement dédié.