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Natasha St-Pier nous emmène en voyage dans son "Acadie", interview

Deux ans après "Thérèse, vivre d'amour", Natasha St-Pier est de retour. Puretrend a rencontré la future maman de 34 ans à Paris quelques jours avant la sortie de son album "Mon Acadie" (Sony Music) sur lequel elle nous emmène en voyage dans sa région natale au travers de chansons traditionnelles, nous berçant en français, en iroquois et même en dialecte amérindien. 

Natasha, votre album "Mon Acadie" vient de sortir dans les bacs, comment vous sentiez-vous avant le jour J ?

Il y a une partie de moi qui est stressée parce qu'on a toujours envie de voir ce qu'il va se passer. Mais l'autre partie est très sereine parce que le travail est fait donc je ne peux rien faire de plus (rires). Il faut arriver à avoir du détachement parce qu'au final on ne peut plus rien changer.

Dans la pochette de votre album, vous écrivez que vous avez voulu retrouver vos racines. Qu'est-ce qui a déclenché cette volonté de revenir aux sources ?

Ça fait assez longtemps que j'ai envie de faire, mais c'était compliqué de vendre à des producteurs français l'idée de faire un album sur ma région qui est toute petite et qui est surtout une région très peu connue en France. J'ai eu la chance que Nolwenn (Leroy) ait eu un grand succès avec "Bretonne". Ça a très vite ouvert les esprits de plusieurs producteurs qui se sont dit que l'on pouvait parler d'une région et ça peut aussi toucher eux qui n'y habitent pas. Je l'ai aussi fait parce que la musique que j'écoute et celle que je chante ont toujours été différentes et depuis longtemps j'ai envie d'arrêter d'avoir cette dualité et être en symbiose, n'avoir qu'une seule personnalité musicale.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la naissance de cet opus, notamment pourquoi ce choix de chansons traditionnelles ?

Parmi ces titres, il y en a aussi des plus contemporaines qui ont moins de 15 ans. J'ai choisi une trentaine de chansons que j'écoute depuis mon adolescence. Parmi les morceaux folkloriques on a gardé "La Bastringue" parce que c'est la première musique des Acadiens. Il y a aussi des chants amérindiens. C'est un hommage parce qu'ils ont beaucoup aidé les Acadiens dans des moments difficiles de l'Histoire. Après, ça a été très dur de faire le choix final, de bien doser entre les ballades et les titres rythmés, j'ai donc laissé ma maison de disques choisir les 11 chansons de la version finale de l'album.

Justement sur les 11 titres, six sont des duos et vous avez également partagé le micro avec beaucoup d'artistes au cours de votre carrière. Est-ce qu'il y en a un qui manque à votre "tableau de chasse" ?

Je n'ai pas encore chanté avec Francis Cabrel. On a fait un duo pendant les Restos du Coeur mais jamais sur album. C'est un artiste que j'aime énormément, que j'admire depuis que je suis petite donc ça fait partie de mes rêves. Je suis une vraie fan du travail en équipe.

Vous vous sentez plus à l'aise lorsque vous travaillez avec d'autres artistes ?

J'ai l'impression qu'on apprend plus, qu'on tourne moins en rond. En tant que chanteuse soliste, tout tourne autour de nos envies, de nos désirs, de nos besoins et j'ai l'impression qu'on peut manquer de recul et d'ouverture. C'est pour ça que j'aime faire des comédies musicales. On rencontre des metteurs en scène, toute une équipe en plus des artistes avec lesquels on travaille, qui nous poussent aller plus loin. Les duos me permettent aussi d'aborder des chansons différemment. Par exemple le petit medley entre "La tempête et lady Dorianne" que je fais avec Grégoire, je l'ai toujours entendu d'une certaine façon et je m'attendais à ce qu'il refasse pareil mais pas du tout. Il a proposé complètement autre chose et je trouve ça assez cool d'arriver à amener ailleurs des chansons que je connais depuis toujours.

Sur cet album vous retrouvez donc Grégoire qui a mis en musique votre album précédent "Thérèse, vivre d'amour", quelle relation entretenez-vous avec lui ?

On s'est connu aux Restos du coeur à la base, on s'est ensuite croisé pour l'album "Thérèse" dans les locaux de TF1. C'était assez impersonnel comme rencontre. C'est en travaillant ensemble en studios qu'on est devenu amis. Je pense que lui avait les a priori de base sur la chanteuse à voix avant que j'arrive, moi je ne savais pas qui il était et on se méfie toujours des artistes qui ont eu un très gros succès soudain. Je me suis demandée s'il avait la grosse tête (rires). Finalement, on s'est vite très bien entendu. Du coup, ça été une belle collaboration sur cet album-là et j'avais envie de faire perdurer ça en l'invitant sur "Mon Acadie".

Est-ce que vous comptez porter cet album sur scène avec une tournée ?

J'ai tellement eu de disques de ballades que je suis contente d'avoir enfin quelque chose de dansant qui va être vraiment facile à mettre en scène. Avec des ballades, ce n'est pas évident parce qu'on peut vite s'endormir à cause d'un rythme trop lent, même si ce sont des belles chansons ! Là, j'ai hâte de le mettre en scène. Il va juste falloir être plus patient que d'habitude parce que normalement j'enchaîne les projets, là comme il y a le bébé je ne vais pas l'abandonner et le laisser à la maison (rires).

Ultime question, lors d'un entretien il y a quelques années, Alizée nous a appris qu'elle était une superstar au Mexique. Est-ce que vous aussi il y a un pays auquel on ne s'attend pas et où vous rencontrez un énorme succès ?

En Pologne (rires) ! Ça m'a fait très bizarre parce que lorsque je suis arrivée en France, mon rêve c'était d'avoir une carrière internationale et je me disais "pour ça il faut chanter en anglais". La première fois que je suis allée en Pologne - je ne parle pas du tout polonais, je me suis demandée comment aller se passer la journée de promo avec les interprètes, c'était ma première fois. J'ai allumé la télé et je suis tombée sur mon clip et ça m'a fait très bizarre !

Propos recueillis par Marie Bresson-Mignot