Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Mia Kang, la mannequin qui a dégommé son anorexie grâce à la boxe

.

Mia Kang, mannequin sud-coréenne et britannique, a longtemps souffert de troubles alimentaires. Passée de la boulimie à l'anorexie, la top a connu des heures sombres jusqu'à ses 27 ans. L'arrivée dans un milieu où le culte de la minceur fait loi n'a pas aidé non plus. C'est en montant sur le ring que la mannequin a enfin trouvé son équilibre. Zoom sur une femme forte. 

Sur les réseaux sociaux ou en interview, Mia Kang parle de ses troubles alimentaires sans tabou. La mannequin et boxeuse qui se revendique body activiste entend bien faire entendre son histoire mais aussi un message fort et positif. À de nombreuses reprises le top a ainsi parlé de son parcours laborieux vers l'acceptation.

Le poids des injonctions

Mia Kang a 13 ans quand elle débute le mannequinat. Avant ça, elle est victime de harcèlement à l'école du fait de son surpoids. Boulimique, elle sombre ensuite dans l'anorexie. Son arrivée dans le monde du mannequinat, un milieu où l'injonction à être mince est la plus marquée, n'arrange rien à sa maladie. En 2015, la mannequin fait une taille 32 et est au plus mal.

Dans un post Instagram où elle compare sa silhouette d'avant à celle qu'elle affiche aujourd'hui, elle écrit : "Moi il y a 3 ans : Je pensais que j'étais grosse. L'industrie pour laquelle je travaille me demandait d'être encore plus mince. J'étais anorexique et je ne vivais que de choses qui me maintenaient dans cet état - café noir, drogue, cigarettes, pilules, etc. Je me détestais et je ne pouvais pas me regarder.
Maintenant : Heureuse, saine, bien dans ma peau. Je ne me souviens plus de la dernière fois que je me suis pesée et mesurée parce que ce n'est pas important. Ce qui compte, c'est que je suis une femme forte et instruite, ce dont je suis fière.(...) l'industrie doit faire de la place pour ceux d'entre nous qui font partie des tailles intermédiaires"
.

Lors d'une interview sur le plateau de l'émission "Today", en mai 2017, elle confie également : "Jusqu'à mes 27 ans, je n'avais jamais mangé de repas complets".

En 2016, c'est le déclic pour Mia Kang qui gagne le concours de mannequin du magazine Sports Illustrated Swimsuit et en fait la couverture. Elle décide ensuite de s'éloigner du monde du mannequinat et se passionne pour la boxe thaïlandaise. Un sport de combat qui la sauve et l'emmène à faire une retraite de neuf mois en Thaïlande.

Alors qu'elle avait commencé la boxe thaï pour contrôler encore plus son poids, c'est à travers cet art martial qu'elle recommence à manger et à s'aimer. De sa retraite en Thaïlande, elle raconte : "J'ai vécu toute ma vie en pensant que la nourriture était une récompense pour la famine. Mais voilà que des gens me disaient : 'Non, vous devez manger plus de viande parce que vous venez juste de vous entraîner, et vous devez avoir du riz parce que vous devez avoir de l'énergie pour vous entraîner plus tard."

Aujourd'hui, la boxeuse affiche une silhouette tonique et célèbre ses "cuisses épaisses" régulièrement dans ses posts Instagram. Une inspiration body positive qui fait du bien.

Une mission de prévention

Bien sûr, il y a comme un goût de victoire à lire le parcours de Mia Kang. Pourtant, l'acceptation de soi est un combat de tous les jours, surtout pour les personnes victimes de troubles du comportement alimentaires (TCA). Une problématique que la boxeuse explique très justement et de manière très honnête dans l'un de ses posts.

"Ce n'est pas facile pour moi de poster ces photos car j'ai toujours une maladie avec laquelle je vais devoir vivre toute ma vie. Une part de moi déteste ce à quoi je ressemble aujourd'hui. Les troubles alimentaires et la dysmorphie corporelle ne disparaissent pas, mais vous pouvez apprendre à les gérer et à les guérir.
Vous pouvez 'reprogrammer' votre façon de voir les choses. (...) Je veux montrer aux femmes que c'est bien de prendre du poids. C'est beau de voir son corps évoluer, d'admirer vos courbes, d'être une FEMME. Soyez en bonne santé et soyez confiantes. Nous avons un seul corps et une seule vie, ne laissez pas vos insécurités vous empêcher d'être heureuses"
, écrit-elle.

Un message puissant qui parlera forcément aux adolescentes et aux femmes ayant connu des troubles alimentaires. Une démarche nécessaire pour l'éveil des consciences.

Héloïse Famié-Galtier

À ne pas rater