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La nomophobie : la peur de ne pas avoir son téléphone, cette "extension de soi"

La nomophobie est de plus en plus répandue dans nos sociétés.
La nomophobie est de plus en plus répandue dans nos sociétés.

Vous avez couru à l'arrête de bus à dix minutes de chez vous quand - ô drame - vous vous apercevez que vous avez oublié votre smartphone. Si, à cet instant précis, vous envisagez le plus sérieusement du monde retourner chez vous (malgré vos trente minutes de retard) et retourner l'appartement pour retrouver votre Graal, vous pourriez bien être nomophobe. Mais la nomophobie, c'est quoi ? Décryptage de ce phénomène.

La nomophobie, ou "no mobile phobie", est la peur panique de passer ne serait-ce que quelques heures sans son téléphone portable. Cet objet rectangulaire, fort pratique, se glisse si aisément dans notre sac et poche que l'avoir sur soi est une évidence. De sorte que si on a le malheur de l'oublier, on en serait presque tétanisés.

Et si de premier abord, cet état de fait ressemble à une vaste blague, Robert Clayton, doctorant à l'université de journalisme du Missouri s'est penché sur ce phénomène avec le plus grand sérieux. Le Monde a rapporté les résultats de cette étude nommée "The Impact of iPhone Separation on Cognition, Emotion and Physiology" ("L'impact de la séparation d'avec son iPhone sur la cognition, l'émotion et la physiologie") qui met en évidence les conséquences psychologiques de la nomophobie.

Une hausse de l'anxiété

Pour servir son propos, Robert Clayton a étudié le comportement de 208 étudiants. Prenant pour prétexte de tester les performances d'un tensiomètre sans fil, il s'est penché sur la pression sanguine et la tension artérielle de ces étudiants en journalisme qui devaient alors nommer 50 états américains.

En plein milieu de cet exercice improvisé, Robert Clayton a demandé à ses 208 cobayes de bien vouloir se séparer de leurs téléphones en raison des interférences avec le matériel médical qu'ils pourraient générer. Science Daily rapporte que le doctorant a alors exigé aux étudiants de reprendre le test du début. Et les résultats ne trompent pas, la hausse de l'anxiété des jeunes gens est la première conséquence qui est visible.

Avec elle, ce sont aussi le rythme cardiaque et la pression artérielle qui augmentent sensiblement. Quant aux performances du test, elles sont bien moins bonnes, démontrant que les étudiants se trouvaient psychologiquement diminués.

Le smartphone comme extension de soi

Suite à ce test quelque peu alarmant, Robert Clayton conclut que le téléphone est devenu "une extension de nous-mêmes", comme le sonar de certains animaux. Il parle alors d'"iSelf" ou de "soi connecté". La petite expérience menée par ce doctorant montre que les gens souffrant de "nomophobie" éprouvent l'impression d'avoir perdu une partie d'eux-mêmes et que cela "peut avoir un impact négatif sur ses performances mentales".

Dans cette génération ultra connectée, ce nouveau phénomène mis en lumière fait écho à un autre, le FOMO ("Fear of missing out") mis en évidence en 2014. Le phénomène prouve la peur de rater des actualités ou des évènements en ligne, tout comme celle de ne pouvoir interagir sur les réseaux sociaux, entre autres.

Alors nomophobe ou pas ? Le phénomène fait, en tout cas, réfléchir.