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La mécanique de l'ombre : François Cluzet pris dans l'engrenage

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"La mécanique de l'ombre" est une plongée sombre et glaçante dans l'univers souterrain ds services secrets ou comment un homme ordinaire survit dans une machination extraordinaire.

"La mécanique de l'ombre" est un thriller mettant en scène Duval (François Cluzet), un cadre moyen qui sort difficilement d'un burn-out. Chômeur longue durée, il est contacté par un homme d'affaires énigmatique, Clément (Denys Podalydès) qui lui propose un travail simple et bien payé : il s'agit de retranscrire des écoutes téléphoniques. Sans réelle possibilité de refuser et malgré l'incongruité de la situation, Duval, aux abois, accepte, sans se rendre compte qu'il vient de rejoindre un monde où les règles ne sont pas les mêmes et qui lui est totalement inconnu. Sans embûche au départ, son travail prend rapidement une tournure dramatique avec l'arrivée de Gerfaud (Simon Abkarian). En un claquement de doigt ou presque, Duval se retrouve embarqué malgré lui dans une machination politique dans laquelle tous les coups sont permis. Il doit alors affronter la mécanique brutale des services secrets et l'insistance de Labarthe (Sami Bouajila) de la DGSI qui veut en savoir plus...

Une aventure humaine

Si vous avez lu la trilogie de "L'emprise" de Marc Dugain, vous aurez une idée de ce que vous allez voir dans " La mécanique des ombres ", un monde souterrain, sans pitié où tous les coups et les compromissions sont possibles. Alors forcément jeter un homme "normal" dans un univers aussi cloisonné où les codes sont nombreux et n'offrent que peu de chances de survie. C'est justement tout l'intérêt du film : comment se sortir d'un engrenage qui vous dépasse et risque de vous broyer à chaque instant ? C'est la question à laquelle à certainement voulu répondre le réalisateur, Thomas Kruithof. En suivant l'aventure extraordinaire d'un homme ordinaire, il tient là une histoire qui a de l'épaisseur, impression renforcée par le charisme des acteurs principaux.

Un film politique

Mais "La mécanique des ombres" est aussi un film politique, dénonçant, en creux, un monde souterrain qui régit la vie des gens en usant de toutes les possibilités sans aucun état d'âme : mensonges, menaces, meurtres, corruption, pressions etc... La naïveté de Duval offre un regard sans a priori sur un mode dur où chacun joue sa partition avec une seule ambition : le pouvoir, l'obtenir et surtout le garder. Il semble que ce type de film donne un aperçu très juste du monde tel qu'il est aujourd'hui, sans verser dans la théorie complotiste de base, il faut bien reconnaître qu'il y a un gouffre entre la masse représentée ici par Duval et les hommes de l'ombre qui tirent les ficelles pour leur plus grand bénéfice.

Une ambiance épurée

Ensuite, ce film est aussi une affaire de style. Duval a beau être le héros, il n'a quasiment pas de dialogue, son corps et son visage lui servent à exprimer tout un panel impressionnant d'émotions. Le dénuement est le même en ce qui concerne les décors. Du bureau de Duval à celui de son patron, on est quasiment dans le "vide" alors que se joue une lutte pour jouir des ors de la République. Le contraste est saisissant et laisse une grande place à une belle brochette de comédiens chevronnés et à forte personnalité. En ce sens, c'est un vrai film noir qui souligne ainsi les contours d'un monde parallèle, presque décalé. La mise en scène, les costumes, le son, la lumière...

Le réalisateur, Thomas Kruithof explique ce parti-pris et la finalité de sa démarche : "Ce qui me plait, c'est de voir un individu se débattre contre le système, chercher à enrayer une mécanique opaque et plus forte que lui". Cette phrase résume à merveille un film réussi.

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