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Gaia Weiss, l'exception française

Femme forte, femme enfant, femme fatale : la jeune actrice française repérée dans la série "Vikings" est tout cela à la fois, et bien plus encore. Rencontre avec un cas à part, anti-star et tête bien faite lors de la 14ème Firenze4Ever.

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© Jim Rosemberg

On l'a d'abord découverte dans "Vikings", la série internationale et culte où elle campait une guerrière, à l'image de ce qu'elle est à la ville, sensible et fort ; revue à Cannes lors du 69ème Festival, l'an dernier, où elle s'imposait dans toute sa coolitude. Lors de la dernière édition (quatorzième du nom) de la Firenze4Ever organisée en janvier dernier par Luisa Via Roma, le géant de la mode italienne en ligne, on a retrouvé Gaia Weiss, impeccable quoique détonant mélange d'humilité et de classe folle. À 25 ans, une actrice singulière, qui aura d'abord su s'imposer hors de ses frontières pour mieux revenir dans l'Hexagone. En 2017, on l'y verra – entres autres – dans une comédie de Gérard Jugnot, preuve qu'elle a plus d'une corde à son arc... Interview d'une fille pas comme les autres, "rôle model" à part, ultime incarnation de son époque. Gaia, we love you...

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Tu as un statut très à part parmi la génération d'actrices dans laquelle tu es ancrée. Comment l'expliques-tu ?

J'ai eu une opportunité de travail à Londres et à l'étranger notamment avec mon rôle dans la série 'Vikings' – opportunité que j'ai saisie et qui m'a permis de commencer une carrière ailleurs. Mais j'avais besoin de revenir aux sources. Je suis une actrice internationale, ni vraiment française, ni anglaise, ni américaine. J'ai envie de travailler ailleurs comme en France, sans distinction. Je vois ça comme une chance.

Revenons sur ton parcours personnel. D'où viens-tu ?

Je suis née et j'ai grandi en France, mais j'ai beaucoup séjourné à Londres durant mon enfance. Après avoir fini les cours Florent, j'ai étudié à la London Academy. Puis retour en France, où j'ai fait du théâtre, puis Londres de nouveau. Ensuite, j'ai eu ce rôle dans le film américain 'La Légende d'Hercule", et après encore, "Vikings".

Au quotidien, tu fais preuve de beaucoup d'humilité. Est-ce le résultat de ton éducation ou de ta pratique assidue, pendant des années, de la danse ?

C'est un mélange des deux. J'ai longtemps étudié la danse, mais je n'avais pas le corps qu'il fallait pour y faire carrière. J'espérais beaucoup, je ne me voyais donc pas évoluer dans un milieu où je ne pourrai pas atteindre le top niveau. Du coup, j'ai préféré changer de scène pour celle du théâtre... Mais l'ambition dont je fais preuve est aussi le fruit de mon éducation ; ma famille maternelle, polonaise, est majoritairement composée de journalistes qui ont fait avancer leur pays. Ma mère m'a toujours poussée à me dépasser dans mes études... Même quand j'étais deuxième avec une moyenne de 18,2 à l'école !

"Vikings" est une série historique, mais aussi féministe, avec des personnages féminins très forts. Ton rôle de guerrière, était-ce un challenge ?

C'était un plaisir avant tout. Ce genre de rôle fait évoluer les mentalités, je vois de plus en plus de scénaristes intéressés par cette typologie de personnages au cinéma. Au cours de mes études, j'ai beaucoup appris à me servir de mon corps pour "coller" à ma partition. Pour "Vikings", je me suis créé une démarche, j'ai fait de la muscu, du cardio pour tenir le rythme des scènes de combats, très intenses, dont le tournage peut durer jusqu'à une semaine. Plus je me transforme, plus je trouve facile de rentrer dans le personnage... Ce qui est compliqué, parfois, c'est d'en sortir [sourire].

La notion de dépassement est-elle importante pour toi ?

Oui, complètement. Le sport me donne la force de mener à bien mes projets. En ce moment, j'écris le scénario de mon premier long métrage que j'espère tourner en 2018. Je n'avais jamais exposé mon travail jusqu'ici, parce que j'étais très timide. Si je tiens ce projet, c'est aussi grâce au sport. Ça me permet de garder le cap mentalement, de me ressourcer.

Tu as été mannequin entre 14 et 18 ans. Quel est ton rapport à la mode ?

Je suis les tendances, notamment grâce à Instagram... Mais la plupart du temps, je reste fidèle à mon uniforme, le même depuis mes 18 ans : jean, pull en cachemire et bottines !

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Des créateurs, un style, des marques de prédilection ?

J'adore Burberry et la marque italienne Philosophy, en ce moment. J'aime aussi les beaux smokings pour femme. Si je devais être un jour égérie, il faudrait que ce soit pour un label qui fasse preuve d'une certaine éthique.

Professionnellement comme personnellement, as-tu des modèles ?

J'adore Robin Wright, je l'admire pour ses choix de carrières. J'aime aussi les actrices de ma génération, Alicia Vikander, actrice européenne par essence, c'est une grande bosseuse qui a beaucoup de sensibilité et de rigueur. J'admire les comédiens qui travaillent beaucoup. Ce sont eux, en fin de compte, qui restent.


Propos recueillis par Claire Stevens

Gaia Weiss sera à l'affiche de 'C'est beau la vie quand on y pense', de Gérard Jugnot (sortie le 17 avril).

Merci à Luisa via Roma pour son accueil.

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