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Etude : La chirurgie esthétique rend-elle heureux ?

La chirurgie esthétique rend-elle heureux ?
La chirurgie esthétique rend-elle heureux ?

La chirurgie esthétique se porte à merveille et ce où que l'on soit dans le monde (la preuve avec l'Iran, pays roi des rhinoplasties). Mais qu'en est-il de son impact psychologique ? La chirurgie est souvent évoquée en cas de mal être et de complexes, mais fait-elle vraiment le bonheur ? Une étude allemande tend à laisser croire que oui, en tout cas pour une partie de ceux qui ont sauté le pas.

Passer sous le bistouri, c'est pour certains un désir profond, la solution à un mal-être qui plonge ses racines dans un problème physique, avéré ou non. Des complexes plus ou moins handicapants qui poussent des femmes et des hommes à pousser la porte d'un cabinet de chirurgie esthétique. Jusqu'alors, les études sur le sujet ont montré que le désir de chirurgie esthétique est souvent l'expression d'un problème psychologique irrésolu, et que le passage à l'acte ne pouvait seul régler. L'étude du psychologue allemand Jürgen Margraf va plus loin, soulignant qu'il existe un lien entre chirurgie et bonheur.

Qui n'a jamais songé à passer sur le billard pour retoucher son nez, gagner quelques tailles de bonnet ou perdre des centimètres de tour de cuisse ? Sauter le pas, en revanche, et le fait d'une minorité, pour qui le passage à l'acte est devenu essentiel pour redorer son estime de soi et enfin pouvoir se regarder dans une glace. C'est cette frange là des patients, ceux qui ont un complexe physique très précis et bien établi qui ont le plus de chance de sortir grandis de l'intervention.

En interrogeant 506 personnes ayant eu recours à une intervention (le plus souvent pour une augmentation mammaire ou une liposuccion), et en comparant leurs réponses à celles de 163 personnes qui veulent subir une opération, l'équipe du psychologue Jürgen Margraf s'est rendu compte que le premier groupe présentait de meilleurs résultats face à l'anxiété et au dismorphisme (le décalage pathologique entre la réalité et la façon dont un sujet perçoit son corps). L'estime de soi et le sentiment d'attractivité s'avèrent aussi meilleurs. En revanche, les personnes ayant eu recours à la chirurgie ne sont pas plus protégées contre la dépression.

Que faut-il en déduire ? Que, sans doute, pour ceux qui ont un problème physique précis à régler, une intervention peut se révéler bénéfique. Une femme qui complexe depuis des années sur son petit bonnet peut ainsi retrouver confiance en elle, sans vouloir reporter ses névroses et complexes sur une autre partie du corps. C'est pourquoi la première consultation est si importante afin de déterminer si le changement désiré est vraiment de l'ordre du physique ou s'il cache quelque chose de plus profond, qui ne peut se régler à coup de scalpel.

C.B.