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Ashley Graham en a marre qu'on la traite de "vraie femme" et nous aussi

Ashley Graham tique quand on la qualifie de "vraie femme"... et nous aussi.
Ashley Graham tique quand on la qualifie de "vraie femme"... et nous aussi.

Devenue en l'espace de quelques années une mannequin star, Ashley Graham est l'une des égéries du mouvement body positive. Et si elle se félicite du soutien qu'elle reçoit, elle tique toujours face à certains "compliments" et raccourcis. Au point de ressentir le besoin d'une petite mise au point. Tant mieux, nous aussi, on pense que c'est nécessaire...

Une foule d'adjectifs et de commentaires peuvent se bousculer dans nos têtes à la vue d'un cliché d'Ashley Graham. On peut la trouver belle, forte, heureuse, pleine d'assurance, canon... Oui, on aime beaucoup Ashley et le renouveau qu'elle insuffle dans le monde de la mode. Un univers qui a tant manqué de modèles aux silhouettes diverses et variées et qui tend enfin à s'ouvrir.

Reste que cette ouverture des esprits ne se fait pas sans faux pas ni raccourci. Pour preuve, le fait qu'on appose toujours sur un top comme Ashley Graham l'étiquette de "mannequin plus size" - comprendre grande taille - et pas mannequin tout court. Et que dans les compliments qu'elle reçoit, certains laissent transparaître des résidus de cet ancien clivage.

"Vraie femme" versus quoi ?

Sur l'une de ses derniers stories Instagram, le top de 30 ans a reçu le commentaire suivant : "Enfin une vraie femme". On imagine très bien ce qu'a voulu dire l'auteur de ce message. Enfin quelqu'un qui nous ressemble, quelqu'un qui ne rentre pas forcément dans un 34.

Quand on voit le casting qui défile sur les podiums et les modèles trônant encore dans une majorité des campagnes de pub, il est sûr qu'il reste du chemin à faire avant de voir des corps différents. Reste que ce commentaire opposant "vraie femme" (soit "femme avec des courbes") et reste du monde a eu le don d'agacer la principale concernée, qui y a répondu dans sa story.

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"Nous sommes toutes de vraies femmes. Je ne supporte pas de lire des commentaires qui disent 'enfin, une vraie femme'. Qu'importe la taille/la morphologie/la quantité de cellulite, nous sommes là dedans toutes ensemble."


Une piqûre de rappel qui nous semble à nous aussi nécessaire. Car se montrer ouvert - inclusif, comme le veut le nouveau terme sociologique à la mode - ne peut se concevoir si on ferme la porte aux nez de celles qui ne s'inscriraient pas dans cette nouvelle norme. Est-ce que les podiums et agences de mannequins imposent des diktats aux mannequins ? Oui. Est-ce que pour autant celles qui, de par leur métier, sont contraintes de s'y conformer sont "moins des femmes" que les autres ? Non.

Une vraie femme, pardon, une femme, ne se résume pas à son taille de soutien-gorge, son tour de hanches ou le nombre de kilos qu'elle affiche sur la balance. Elle ne se résume pas à son corps, à sa couleur de cheveux, à son origine ethnique ou sociale. Bien sûr, certaines sont beaucoup plus représentées que d'autres, mais les confronter - nous confronter - les unes aux autres ne sert à rien et ne fera pas avancer les choses.

Comme le rappelle Ashley Graham - mais aussi l'influenceuse Jenna Kutcher (pour ne citer qu'elles), c'est en embarquant toutes dans la même chaloupe qu'on fera avancer les choses. Bisounours ? Non, fichtrement bad ass.

C.B.

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