Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Touch Moments
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look
Beauty League Awards

Amelia Toro, la mode from Bogota to New York

Amelia Toro est née à Bogota en Colombie. Si on ne la présente plus aujourd'hui aux Etats-Unis (sa marque est distribuée chez Barney's notamment, grand magasin new-yorkais) mais aussi en Amérique du Sud, la créatrice est encore trop peu connue chez nous, en Europe. Et pourtant sa vision de la mode qu'elle mêle à l'art et à l'humain nous donne à voir quelque chose de différent. Mais surtout de beau, de noble et d'éthique. 

Une Colombienne à New York

Amelia Toro est née à Bogota. Sa ville de coeur puisque c'est ici qu'elle a lancé sa marque éponyme. Mais quand on lui demande comment tout a commencé, elle évoque rapidement New York. Elle y a grandi, elle a étudié là-bas, est sortie diplômée de la célèbre école de mode Parsons School. Et elle y vit aujourd'hui. Aussi new-yorkaise que colombienne donc, Amelia a aussi un petit côté européen, un chic discret, qu'elle doit certainement à ses autres vies, celle en Italie lorsqu'elle travaillait au stylisme avec Gianfranco Ferré. Puis en Inde dans une chaine de production. Amélie a donc touché à tout avant de lancer sa propre ligne de vêtements.

Qualité et mouvements

Féminins, confortables, faciles à porter... ses vêtements sont étudiés pour être compatibles avec les vies trépidantes des femmes d'aujourd'hui. Ils bougent avec nos mouvements, dansent sur nos pas. Amelia insiste également sur la qualité de ses tissus, la plupart naturels et tous européens. Autre démarche chère à la créatrice : le travail fait main par des artisans en Colombie : "La manufacture est très importante pour moi, savoir comment les pièces sont fabriquées, par qui, où [...] Je crois en l'énergie positive que peut dégager un vêtement. S'il a été créé par quelqu'un de mal payé, d'abusé, de déprimé... je pense que l'on peut le ressentir". La bienveillance d'Amelia vis-à-vis de ses employés est forte au point de nous donner l'impression que sans eux, sa marque n'existerait pas. C'est avec toute son équipe qu'elle construit son histoire, une belle aventure où l'humain est au coeur de tout. "C'est le futur. C'est la nature humaine qui reprend ses droits sur les machines".

Une éthique forte

"Je compare souvent ça à la nourriture. Quand vous mangez quelque chose, vous voulez savoir ce qu'il y a dedans, comment ça a été fait, avec quoi. J'ai toujours eu l'impression que les gens ne sont pas toujours conscients de ce qu'ils portent et comment leurs vêtements sont faits. Je trouve ça très important. Il y a donc un artisan chez moi qui réalise de A à Z une pièce et qui note son nom sur l'étiquette. C'est important pour eux, ils font vraiment partie de la marque ainsi. Et ça leur permet de casser leur routine. Ils ne font pas que des manches ou des cols... ils font tout". Une belle initiative et presque une prise de risque de la part d'une femme qui doute quand vient la présentation de sa collection : "Je me demande toujours comment j'aurais pu mieux faire".

Eternelle perfectionniste, personnalité quasi visionnaire, Amelia Toro s'inscrit non pas sur la liste des créateurs bio frendly branchés du XXIe siècle mais plutôt parmi les plus discrets qui associent qualité, avec des matériaux naturels, et humanité en perpétuant l'artisanat. Voilà une maison qui nous émeut et c'est franchement rare.

Chloé de Trogoff