Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Albert Dupontel : le chien fou du cinéma français a 50 ans

Avec des films comme "Bernie" et "Enfermés dehors", Albert Dupontel s'est façonné un personnage de doux fêlé, truculent à souhait. Et à cinquante ans (qu'il fête aujourd'hui), l'acteur et réalisateur ne semble pas assagi. Mais pourquoi est-il si méchant ?

A le voir comme ça, en polaire et jean brut, Albert Dupontel ressemble à n'importe quel quinquagénaire. Mais face à la caméra, sur un plateau de télé (qu'il fréquente peu souvent) ou mieux, à l'écran, l'homme s'anime, se transforme, pour mettre en scène toutes les folies.

Albert Dupontel, c'est l'histoire d'un ancien faux cancre incapable de rester tranquille sur sa chaise qui s'est essayé à la médecine (qu'il a étudiée durant quatre ans avant de prendre la tangente) avant de débarquer au théâtre. Fils d'un médecin et d'une dentiste, Philippe Guillaume, de son vrai nom, est né dans un milieu favorisé.

Mais son hyperactivité et son goût pour l'irrévérence lui ont rapidement fait prendre les chemins de traverse. Exclu de l'école maternelle à quatre ans et demi parce qu'intenable, rendu muet à coup de chatterton par un professeur de collège aux méthodes musclées, il parvient jusqu'au bac puis à la fac de médecine, sans pour autant de détacher de cette image de joyeux cancre qu'il trimbale toujours avec lui.

Un acteur en marge

"Ces gens-là me touchent", dit-il des marginaux à Métronews, lors de la promo de "9 mois ferme", son dernier film qui a fait un triomphe. L'histoire d'amour impossible entre une juge enceinte (Sandrine Kiberlain, César du meilleur rôle féminin) et un criminel, incarné par Dupontel.

Cette amour de la marge, accompagné du goût pour le burlesque, façonne le cinéma de l'acteur. Après le one-man-show en 1990 et la rencontre avec Patrick Sébastien, qui le fait connaître et le produit, c'est vers le grand écran qu'il se tourne.

Déjà, en 1995, dans "Un héros très discret" de Jacques Audiard, l'ancien élève de l'Ecole du théâtre national de Chaillot impressionne, et est nommé au César du meilleur second rôle. Mais c'est avec "Bernie", en 1996, qu'il pose le premier jalon de son oeuvre. Son style ? Résolument barré, grinçant, cynique et méchant, mais aussi populaire.

Distraire avant tout

Il récidive dix ans plus tard avec "Enfermés dehors", dans la peau d'un SDF qui enfile l'uniforme de flic et évolue dans une mise en scène effet cartoon. "La moindre des choses, c'est d'être distrayant et qu'un gamin de dix ans puisse prendre du plaisir à mes films" (Le Monde, octobre 2013).

En parallèle, il tourne dans d'autres productions comme "Le Convoyeur", "Un long dimanche de fiançailles" ou "Le Bruit des glaçons", où il incarne le cancer de Jean Dujardin. Malgré le succès, critique comme populaire, Albert Dupontel se tient toujours en retrait de la grande famille du cinéma. Par défiance, un peu, par désir d'indépendance et de liberté, surtout.

"J'ai l'impression d'être un peu nulle part, d'occuper une place où je suis juste toléré. Ça me convient" (Le Monde). Qu'il se rassure, son talent, lui, n'est plus à prouver.

À ne pas rater